Traité des pêches^ V partie, p
un siècle à! avéré ^ pour parler comme Buffon. La vie séculaire d'un animal aussi petit que la carpe est assurément un fpiit physiologique très-remarquable.
On voit combien toute cette matière est neuve, quoique si pleine d'intérêt. Il faudra chercher dans les oiseaux, dans les poissons, dans les rep* tiles, quelle est la proportion de durée entre l'accroissement et la vie totale. Et très-probablement cette proportion sera un peu différente de ce qu'elle est dans les mammifères.
Je m'en tiens ici à la classe des mammifères : c'est la seule qu'embrassent encore les études que je commence; c'est d'ailleurs la plus voisine de r homme.
Il est de fait, il est de loi, c'est-à-dire d'expérience générale dans cette classe, que la vie extraordinaire peut s'y prolonger au dou^ ble^ de la vie ordinaire.
De même que la durée de l'accroissement multipliée un certain nombre de fois, multipliée cinq fois, donne la durée ordinaire de la