‹ De la longévité humaine et de la quantité de vie sur le globe (volume 2)Chapitre 69 sur 143 · Rapport sur l'ouvrage du Père Chrysologue de · texte numérisé non relu

Rapport sur l'ouvrage du Père Chrysologue de

Voilà comment parlait M. Cuvier en 1806.

Voici comment il parle quelques années plus tard, en 1812.

« En examinant bien, dit-il, ce qui s'est a passé sur la terre, depuis qu'elle a été mise « à sec pour la dernière fois, et que les conti- « nents ont pris leur forme actuelle, l'on voit t< clairement que cette dernière révolution, et, ce par conséquent, l'établissement de nos socc ciétés actuelles, ne peuvent pas être trèsce anciens. C'est un des résultats à la fois les ce mieux prouvés et les moins attendus de la a saine géologie , résultat d'autant plus préce cieux, qu'il lie d'une chaîne non interrompue « r histoire naturelle et l'histoire civile ^ »

Gy, intitulé : Théorie de la surface actuelle de la terre, 4806.

1. Discours sur les révolutions de la sur/ace du globe» Voyez la note 2 de la p. 225. — « Les deltas, dans «leur accroissement continuel , constituent, comme les « dunes, dit M. Élie de Beaumont , une sorte de chrono-

a mètre naturel Il est évident que la formation des

« deltas a commencé avec celle des dunes, et Tappui que a se prêtent des supputations, fondées sur deux ordres de a faits aussi différents, me semble donner un grand poids a à la conclusion que la période actuelle, qui est à la fois

§ 2. — Rapport du récit de Moïse avec les monuments

de la nature.

Deluc s est appliqué à suivre ces rapports dans un grand détail. Il n'est pas besoin de ce détail. Il y a eu un déluge. Moïse le dit ; et la terre entière le dit et le raconte comme Moïse. Faudra-t-il, avec Deluc, avec Buffon lui-même, se perdre en dissertations sur le moi jour? « Que pouce vons-nous entendre , dit Buffon , par, les six a jours que l'écrivain sacré nous désigne si préa cisément en les comptant les uns après les «c autres, sinon six espaces de temps, six inter-

« Vère des deltas et Vère des dunes , ne remonte qu'à « une époque assez peu éloignée de nous.

« Nous voyons, ajoute-t-il, par la faiblesse de la largeur a de la bande des dunes, comparée à son extension inceste santé , que le moment où le mouvement a commencé « n'est pas très-reculé: on trouverait quelques milliers « d'années , et pas en très-grand nombre. Si nous com- « parons ce résultat avec celui des observations relatives « à la végétation, nous voyons qu'il y a certains végétaux « dont deux vies successives forment un total aussi long « que toute Vère des dunes; il y a même peut-être des « végétaux aussi anciens que le commencement des dunes « actuelles. C'est dans ce cadre, extrêmement simple, que

« se trouve renfermée toute l'histoire des hommes »

{leçons de géologie pratique ^ 1. 1, p. 219.)

ce yalles de durée " ? » — Oui, sans doute, et il n'est pas besoin de disserter pour cela. Deluc irouve que Moïse n'indique pas bien le moment précis où commencèrent les pluies du déluge, u Quant aux pluies, dit-il, qui accompagnèrent a cette catastrophe, elles commencèrent probacc blement avant le moment dont parle Moïse ^ . » Probablement : c'est pousser le scrupule bien loin ; et je laisse Deluc se tirer de là comme il peut. Que font ici de petites preuves, quand on a les grandes?

Et, d'ailleurs, ce n'est pas la Genèse seule qui nous a gardé le souvenir de ces grandes choses. La mémoire en est partout.

cf La tradition du déluge universel, dit Bos- « suet , se trouve par toute la terre ^. »

Il y a plus : il y a , si je puis ainsi dire, un esprit humain primitif ^ et toujours consente, qui date de cette dernière et grande catastrophe du globe.

ce L'affreux spectacle d'un monde détruit,

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