‹ De la luxation trapézo-métacarpienneChapitre 39 sur 48 · OBSERVATION XXVIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXVIII

(Bourguet. — Revue méd. clin., 1853, t. XIV, p.93)

L. D... agé de 26 ans, tonnelier, est admis à l'hôpital d'Aix, le 19 mars 1847, pour une affection blennorragique. Il présente en outre une luxation du premier métacarpien sur la face postérieure du trapèze, survenue, dit-

TR TEE deux mois auparavant, à la suite d'une chute dans laquelle le doigt aurait été fortement renversé en arrière.

Le pouce est légèrement fléchi sur la paume de la main, il est un peu porté en avant et en dedans ; l'extrémité supérieure du premier métacarpien forme à la région dorsale une saillie de 12 à 15 millimètres, remplissant en grande partie le creux situé entre le long extenseur et le long abducteur du pouce et touchant presque à l'apophyse styloïide du radius. Les mouvements communiqués au pouce se transmettent à la tumeur ; du côté palmaire on observe un aplatissement très marqué des muscles de l'éminence thénar et un espace vide à la partie supérieure à la place que devait occuper le métacarpien. Les mouvements d'extension sontimpossibles, ceux de flexion et d'opposition sont bornés et douloureux.

Le pouce présente un raccourcissement de 15 à 16 millimètres. Ce jeune homme rapporte que des tentatives de réduction ont été faites le lendemain même de Paccident par un médecin expérimenté et sont restées sans résultat. Nous procédons à notre lour à de nouveaux essais en les continuant avec persévérance et les variant de diverses manières, mais nous ne sommes pas plus heureux, et il sort de l'hôpital avec sa luxation.

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