PREMIERE ODE
Porto-Lyre, Do vin. Chasseur do Thessalie, J'oclairerai do lloiirs le vert do tes lauriers; Ta victoire sera do flammes embellie, Victorieux !
Le somptueux passe qui fut ton héritage, A tes yeux de verdure et de pourpre lassés. Est devenu pour toi chaque joui' davantage La visible lueur.
Pour toi s'est élevé do l'ombre environnante L'avenir au galop des chevaux du Soleil Levant, comme Vénus de l'ocume éclatante Des tumultes marins.
A JEAN MOREAS. 23
Près dos sources que des satyres ont troublées, Tout un silence d'or vibrant s'est abattu, Glaire merveille éclose au profond des vallées, Si l'oiselet chanteur du bocage s'est tu.
Oubli de thite, heure de rêves sans alarmes,
Où tu as su trouver pour ton sang amoureux
La douceur d'habiter un séjour odoreux
De roses dont les dieux syl vains te font des armes.
Là tu vas composant ces beaux livres, honneur Du langage français et de la noble Athènes : Au plus haut bruit chanté de tes strophes hautaines Quel poète n'a pas tressailli dans son cœur?