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ANATOM.IE ET PHYSIOLOGIE DES CAPSULES SURRÉNALES

Les capsules surrénales [glandulœ suprarenales de Winslow, renés succenturiati de Cassei-io, capsulœ suprarenales seu atrahiliarîœ de G. Yid^vÛxoXm, capsulœ renibus incumbentes d'Eustachi), au nombre de deux, l'une à droite, l'autre à gauche, sont situées au-dessus des reins. Cette connexion desitualion entre les reins et les capsules surrénales a fait supposer une corrélation de fonctions, et a valu à ces dernières la dénomination que leur donnent Casscrius et Eustachi. Toutefois cette connexion de situation

n'est pas constante; et dans les cas fréquents où les reins n'accupent plus leur place accoutumée, les capsules surrénales n'accompagnent pas ces organes dans leur déplacement. De môme, quand il n'existe qu'un seul rein, la capsule surrénale se vpit du côté du rein manquant.

L'existence des capsules surrénales n'est pas constante. Parfois on n'en trouve qu'une ; d'autres fois elles manquent complètement, ainsi que MM. Antoine de Martini et Spender l'ont constaté.

Leur voluçoe est très-variable suivant les individus; quelquefois elles sont si pelites qu'on les .distingue à peine àu tissu adipeux du rein. — On avait avancé ^uejve volume des capsules était plus considérable dans la race nègre que dans la race caucasique. M. le professeur Cruveilhier a eu i'ooeasion d'observer deux nègres, chez lesquels elles ne dépassaient pas le volume ordinaire. — Chez le fiœtjis, elles sont properliofioellcaient plus considérables que chez l'adulte et chez \e vieillard. Le volume, du reste, n'est pas identiquement le même pour les deux capsules; d'après Eustachi, la droite serait pltis volumineuse que la gauche; pour M. Cruveilhier, le contraire aurait lieu, et la gauche serait plus Volumineuse que la droite. D'après ce que fai vu généralement, depuis que mon attention a été attirée sur ce sujet, pes deux auteurs ont raison tous deux, suivant que Ton considère tel ou tel diamètre, c'est-à-dire le diamètre vertical ou bien le diamètre transversal ; en effet, les dimensions sont variables, car la forme des deux capsules n'est pas la même, et elle est sujette à beaucoup de variations. — Eustachi, le premier, figura d'une manière nette les capsules surrénales, en disant cjue ce sont des corps aplatis, mous, triangulaires, placés comme un bonnet phrygien ou comme un casque aplati sur l'extrémité supérieure des reins. Cette comparaison du bonnet phrygien est excellente, surtout quand on l'applique à )a capsule droite, mais elle n'est pas toujours juste quand on veut l'attribuer à la capsule gauche. Celle-ci, au lieu d'être triangulaire, à sommet regardant eç baut, présente plutôt une forme losangique ; de telle sorte que le diamètre vertical de la droite l'emporte sur celui de la gaucbe. Quoi qu'il en soit, les dimensions des capsules chez l'adulte donnent en moyenne, pour

le diamètre transversal, c'est-à-dire de l'extrémité gauche à l'extremité droite, 35 millimètres.

Diamètre vertical Qm 027

Épaisseur de la base O^'oOS

Chez les enfants de deux à six ans, j'ai trouvé en moyenne

Capsule gauche, diamètre transversal O^jOS

— diamètre vertical 0",025

Capsule droite, diamètre transversal 0™,045

— diamètre vertical 0™,035

Chez un enfant de quatorze ans :

Capsule gauche, diamètre transversal 0",0i5

■ — diamètre vertical O'OjOlS

Capsule droite, diamètre transversal 0",035

— diamètre vertical 0™,023

D'après ce tableau, on peut voir 1° que les dimensions, en moyenne, sont plus grandes chez l'enfant de deux à six ans que chez l'adulte; 2° que les diamètres pour les deux capsules ne sont pas les mêmes.

On considère aux capsules surrénales deux faces, deux bords, une base et un sommet.

La base présente une surface concave, fîxée à l'extrémité supérieure du rein correspondant par un tissu cellulaire lâche, mais dont la partie antérieure s'étend bien plus loin sur la face antérieure du rein que la partie postérieure sur la face postérieure de cette glande, de manière qu'elle en couvre tout à fait le sommet. L'extrémité interne est un peu plus épaisse que l'externe; à droite, elle est obtuse à cause de la veine cave inférieure qui s'applique contre elle. La base oflVe en outre une scissure profonde par laquelle sort la veine capsulaire.

Le sommet regarde en haut, en dedans et en avant vers la portion lombaire du diaphragme.

La face antérieure, à droite, répond au foie, auquel elle adhère

par un tissu cellulaire assez dense pour qu'on enlève toujours la capsule en môme temps que cet organe; à gauche, elle est en rapport immédiat avec le pancréas, et médiat avec la rate et la grosse extrémité de l'estomac. On y remarque plusieurs sillons dans lesquels courent des vaisseaux.

La face postérieure repose sur la partie la plus élevée des piliers du diaphragme au niveau de la dixième vertèbre dorsale. Les grands nerfs splanchniques, les ganglions semi-lunaires sont situés en arrière et en dedans de ces capsules auxquelles ils envoient des rameaux si nombreux, que IJuvernoy avait considéré ces capsules comme les ganglions des nerfs rénaux.

Le bord supérieur est convexe, mince, légèrement sinueux.

Le bord inférieur est moins convexe et plus épais.

La couleur des capsules surrénales, à l'extérieur, est d'un jaune sale ou d'un brun jaunâtre; à l'intérieur; elle est d'un brun foncé.

Leur consistance est assez grande, cependant elles se laissent déchirer assez facilement.

Structure. — Les capsules surrénales sont constituées par une enveloppe ou capsule celluleuse, et par un parenchyme composé lui-même de deux substances : l'une externe, d'un brun jaunâtre, la substance corticale^ l'autre interne et brune, la substance médullaire. Ces deux substances sont séparées l'une de l'autre par une ligne de démarcation bien nette. Bergmann a quelquefois trouvé une troisième substance pâle, ayant la couleur de la corne de bœuf ou de la partie antérieure de l'ongle humain. Cette substance plus dure, située au milieu de la médullaire, devait peutêtre naissance à l'induration. C'est probablement celle que G. Cuvier a décrite, chez les rongeurs , comme un noyau de la substance médullaire. M. le docteur Mattei, professeur de pathologie générale à l'université de Sienne (Toscane), dans son travail sur Tanatomie normale et pathologique des capsules surrénales, travail dont je dois la traduction à l'obligeance de mon collègue M. Lévi, interne des hôpitaux, n'admet que deux substances : l'uneitilerne, médullaire; l'aulre externe, corticale. La première, dit-il, est d'une couleur blanc perlé, et la seconde est formée de deux couches : une externe, jaunâtre ; une interne, d'un blanc

briinàlrc. Jusqu'à ce jour, nous avons vu que les auteurs n'admettaieflt que deux couches : Ofie médullaire, constituée par la couche brunâtre ^ M. Maltei, l'autre corticale, constituée par la couche jaunâtre, oubliant ainsi la partie d'un blanc perlé qui, pour cet auteur, etmstituerait à elle seule la partie médullaire. Toutefois, ai-je dit, M. Mattei n'admet que deux substances ; en effet, il pense que ia partie brunâtre que l'on rencontre dans la 'èouche corticale ne serait autre qu'un eflet cadavérique. Cette couche, dit cet nuteur, n'est jamais plus apparente que 1» chez les sujets qui ont succombé depuis longtemps, surtout si la température extérieure est très-élevée; 2° chez les individus morts à la suite de fièvres putrides ; 3" chez les sujets dont la masse sanguine est plus riche. Lorsque ces circonstances n'existent pas, la couche brune fait complètement défaut, et, de plus, son existence est proportionnée aux circonstances indiquées. Lorsque la putréfaction ne fait que commencer, celte couche apparaît à la section comme une simple ligne de couleur de café torréfié, et lorsque la la putréfaction est ïivancée, elle comprend la presque totalité de la partie cortic.lle ; alors celle-ci présente une coloration noirâtre «t même tout à fait noire , parfois même elle est complètement Tamollie. Le ramollissement n'existe qu'autant que la couleur noirâtre a commencé â se montrer , parfois il va jusqu'à la liquéfaction , et mi&me à la séparation des deux substances, de telle sorte qu'il existe une cavité anormale. C'est dans ces cas tpi*on peut facilement séparer la substance médullaire et la ■substance corticale en deux coucbes, l'une antérieure, l'autre postérieure, comme si les capsules surrénales étaient formées d'une membrane plissée. Lorsqu'on y pratique une piqûre , on peut y pousser de l'air. Aussi quelques auteurs anciens , Haller, flildebrandt et Lautb, ont admis une cavité dans leur intérieur ; c'est même ce qui les a fait considérer comme des capsules et leur a fait donner, par Bartholin, le nom de capsules atrabilaires. M. le professeur Rayer, en 1839, s'était élevé contre cette idée. Il en cherchait l'explication dans la déchirure des parois minces des veines, et, par suite, il attribuait cette cavité à l'extravasation du sang. D'autres auteurs, comme Meckel et NageUla regardent comme l'intérieur de la grosse veine capsulaire

qui oc.cupfii-ail le milieu de la substance médullaire, et qui y serait même plus ample qu'à la sortie de l'organe. Nous avons vu que M. Mattei donne une autre explication de la séparation des deux substances; aussi, d'après lui, il faudrait rejeter le wom de capsules, qui ne fait que consacrer cette erreur, partagée encore de nos jours par Jamain. Il serait préférable de les désigner, avec Winslow, sous le nom de .glandules surrénales, puisque tout le monde les regarde aujourd'bui comme des glandes sanguines.

L'enveloppe des capsules surrénales forme une couche mince, n)ais assez dense, de tissu connectif membraniforme, quj envoie dans leur intérieur des expansions cloisonnaires.

La substance corticale qui forme les deux tiers du parenchyme est beaucoup plus ferme que la médullaire ; elle donne à la glande la consistance et la flexibilité du cuir. Elle présente une multitude de stries parallèles qui vont perpendiculairement de la substance médullaire à la surface, où elles semblent se replier en arcades sur elles-mêmes. J. Muller a montré que ces stries étaient constituées par des vaisseaux artériels. Cette substance est divisée en alvéoles allongés par les prolongements Fibreux de la tunique externe, et les cavités cylindriques ainsi circonscrites renferment des cellules closes et ovoïdes ou polygonales à parois minces et membraneuses, dont la cavité est remplie, soit de granulations albuminoïdes et graisseuses, mêlées souvent à des corpuscules pigmentaires, soit d'utricules en voie de développement. Vers la substance médullaire, les cellules sont disposées par masses irrégulières que l'on rencontre quelquefois disséminées dans toute l'épaisseur de cette substance. Harlay (de Londres) les regarde comme analogues aux cellules glandulaires du foie et du rein, et non comme des cellules nerveuses.

La substance médullaire est également composée, d'après Kôlliker, d'un stroma de tissu connectif dont les lamelles sont disposées en réseau à mailles arrondies, et dans les espaces délimités de la sorte, se trouve une substance granuleuse, ainsi qu'un réseau extrêmement riche de tubes nerveux d'une ténuité extrême, et beaucoup de capillaires sanguins. Quelques auteurs considèrent cette substance granuleuse comme ayant beaucoup d'analogie avec la substance nerveuse grise, mais elle en diffère

par ses propriétés chimiques, ainsi que l'a montré Werner. La coloration foncée et la consistance spongieuse de cette substance sont dues principalement aux vaisseaux contournés qui la composent. Dans son milieu, commence le tronc de la veine capsulaire, formé de nombreux rameaux capillaires qui y aboutissent sous des angles fort aigus. D'après Berres, il y aurait, à la surface interne de la substance corticale, des corpuscules arrondis qui seraient entourés par la substance médullaire et auxquels se rendraient surtout les vaisseaux artériels pour former un réseau capillaire.

Vaisseaux et nerfs. — Les artères des capsules surrénales viennent de trois sources. Les supérieures proviennent de la diapbragmatique inférieure, elles gagnent le sommet de l'organe. Les moyennes, simples ou multiples, tirent leur origine de l'aorte, sous un angle à peu près droit, au-dessus de la rénale; elles sont plus grosses et s'insinuent dans les sillons des faces de la glande. L'inférieure naît du commencement de la rénale. Ces artères, arrivées à la capsule, se divisent en une multitude d'artérioles qui viennent constituer un réseau autour dés cellules cylindriques de la portion corticale.

Les racines veineuses naissent, pour la plupart, dans la portion médullaire où elles se réunissent pour former le vaisseau principal efférent, appelé veine surrénale \ la droite vient se jeter dans la veine cave inférieure, tandis que la gauche, après un trajet assez long, vient aboutir à la veine rénale gauche. Toutes sont dépourvues de valvules.

M, le docteur Vulpian, chez le mouton, a vu que le sang qui sortait par l'orifice veineux présentait une réaction particulière, réaction qu'il a de même constatée dans la substance des capsules surrénales. En effet, dit cet auteur, la substance des capsules mises dans certaines conditions présente des réactions spéciales et toujours les mêmes. Ces réactions décèlent la présence d'une matière spéciale douée de propriétés chimiques remarquables qui constitue le signe particulier de ces organes. Cette matière, que l'on rencontre surtout dans la substance médullaire, pénétrerait dans le sang pour être entraînée dans le torrent circulatoire. Traitée par le sesquichlorure de fer et les sels de sesquioxyde, elle donne une teinte glauque, quelquefois noirâtre, tirant un peu sur

le bleu ou sur le vert. C'est cette réaction qu'il a constatée dans le sang de la veine capsulaire; il l'a môme vue se produire dans un petit caillot pris dans la veine cave inférieure auprès de l'embouchure de la veine capsulaire.

Ce même auteur, avec M. Cloez, a trouvé dans les capsules des ruminants de l'acide taurocliolique et un autre principe qui paraît être de l'acide hippurique. Le célèbre professeur de Berlin, Virchow, a trouvé de la margarine et de la leucine.

Les vaisseaux lymphatiques paraissent être en très-petit nombre dans ces organes, et n'en occupent que la surface; ils aboutissent au canal ihoracique.

Quant aux nerfs, les capsules surrénales, chez l'homme, en reçoivent un si grand nombre que quelques auteurs ont cru devoir considérer ces organes comme une sorte de ganglion nerveux. Le fait de l'existence de cellules nerveuses dans leur intérieur semblait être une preuve positive de la justesse de cette interprétation ; mais les recherches de Nagel, de Bardeleben, d'Ecker et de H. Frey, montrent que ces petits organes sont des glandes. Il est vrai qu'ils reçoivent beaucoup plus de nerfs qu'aucun autre organe chez les mammifères; mais ils n'en reçoivent au contraire qu'une quantité très-minime dans les trois autres classes de vertébrés. En outre, la découverte de vésicules glandulaires dans les capsules des quatre classes de vertébrés, a fait définitivement ranger ces organes parmi ceux qu'on appelle aujourd'hui glandes sanguines ou vasculaires. La découverte de M. Vulpian n'a pas peu contribué à faire admettre ce résultat. Mais, tout en étant des glandes vasculaires, les capsules surrénales chez l'homme n'en contiennent pas moins des cellules nerveuses, en moins grand

nombre toutefois que le voulaient Pappenheim et Henle.

Aussi Kôlliker pense que les deux substances qui composent ces organes possèdent des fonctions différentes. Il range la substance corticale dans la classe des glandes vasculaires sanguines, et lui assigne un rôle dans les fonctions de sécrétion ; eu égard à la grande richesse nerveuse de la substance médullaire, il la considère comme un appareil qui fait partie du système nerveux.

M. Brown-Séquard a constaté, après Ecker, Frey et Kôlliker, que les cellules propres de la glande capsulaire ressemblent aux

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cellules nerveuses, et que si les premières sont assez nombreuses, les secondes le sont beaucoup moins.

Suivant Pappenheim et Remak, les nerf? des capsules surrénales ne seraient composés que de fibres embryonnaires ; au conti^iire, Kôlliker soutient qu'il n'a vu que des tubes nerveux véritables et pas de traces de fibres de Remak. M. Brovvn-Séquard affirme que, chez le lapin, le cochon d'Inde, te chien et le chat, les capsules contiennent quelques fibres de Remak ; rarement il a trouvé quelques fibres à double contour ; les fibres rterveuses très-fînes (fîbfes sympathiques de Bidder et Volkmann) y abondent. Cet auteur s'est demandé si les nerfs des capsules sont doués de sensibiHlé, ou si Ce sont seulement des nerfs à action centrifuge (nerfs vasculaires ou glandulaires). Il a constaté chez les lapins une sensibilité très-vive de ces organes ; chez les chats, elle est à peu près aussi vive que chez les lapins ; mais elle est moindre chez les chiens et surtout chez les cochons d'Inde. Néanmoins, chez tous ces animaux, les capsules sont, parmiles viscères abdolïiinaux, incontestablement les plus sensibles.

Les nerfs des capsules surrénales proviennent en majeure partie du ganglion semi-lunaire et du: plexus solaire ; mais quelquesunes de leurs branches naissent des nerfs pneumogastriques et phréniques.

Anatomie comparée. — Les capsules surrénales existent chef tous ou presque tous les vertébrés. On les rencontre chez les mammifères, les oiseaux et les reptiles. Lear présence a été riiême constatée chez les raies par Retzius et .Ta'cobson ; chez léS squales par Nage! ; chez l'esturgeon par Stannius. On les a trouvées de même chez plusieurs poissons osseux, tels que le brochet, le saumon, la morue et les pleurônectes. Elles paraissent ne pas manquer même chez les cyclostomes, car des organes glànduliformes qui semblent y correspondre, ont été trouvés chez les myscines et la lamproie.

Le volume de ces organes est très-variable ; chez les rongeurs, les capsules surrénales sont proportionnellement plus développées que les reins ; mais chez la plupart des mammifères il en est autrement, et chez le phoque elles sont remarquablement petites. Chez les oiseaux et les reptiles elles sont très-petites, et chez les

hakFaciens, Iftuf développement esft encore Hloins considérable. Quelques analomistes avaient môme pensé qac chez ces deraieFS animaux elles étaient représentées par des appendices graisseux en connexion avec les reins, mais Swammerdam d'abord, puis Gruby ont montré qu'elles ne consistaient qu'en un petit amas de tissu glandulaire mal délimité, appliqué sur la surface abdominale de chacun de ces derniers organes. La structure, chez les reptiles et les poissons, a été peu étudiée -, chez les oiseaux, on ne tïouve que des vésicules glandulaires ; les deux substances sont confondues.

Développement. — Les capsules surrénales ap^Kiraissent de tiès-bonne Iwure chez l'embryon humain, et leur développement prend un tel accroissement que quelques auteurs les regardent comme des organes appartenant exclusivement ou principalement à la vie embryonnaire. Bicboff s'exprime ainsi : « Si l'on en juge d'après leur grand développement chez le fœtus, les capsules surrénales paraissent avoir des rapports intimes avec la vie embryonnaire. » Huscbke est plus affirmalif : « Les fonctions de ces glandes, dit-il, sont inconnaes ; ce qu'il y a de certain, c'est que leur rôle se rapporte plus cà la vie embryonnaire qu'à la vie intrantérine. » Sans vouloir considérer ces organes conime appartenant exclusivement à la vie embryonnaire, il est certain que dans les premières semaines, ils se développent plus vite que le rein. D'après Meckel et Mùller, par exemple, dans un embryon humain long d'un pouce, les capsules sont plus volumineuses que les reins. Ce n'est qu'à dater de la dixième ou douzième semaine que les reins égalent les capsules en volume. Ecker et Frey ont confirmé l'exactitude de ces observations. Suivant Meckel, au sixième mois, les reins sont devenus deux fois aussi gros que les capsules, et leur poids est à celui de ces derniers organes comme 5 est à 2 5 chez l'enfant nouveau-né, les reins sont aux capsules en poids comme 3 est à 1, et chez l'adulte» les capsules ne seraient que le 1/28' des reins. Chez les autres mammifères, au contraire, les poids relatifs des capsules surrénales et des reins, d'après Frey, depuis les premières périodes de la vie embryonnaire jusqir'à l'âge adulte, restent les mêmes. Il semble qu'il en est de même chez les autres vertébrés.

Dans l'espèce humaine, le poids des capsules diminue, dit-on, dans la vieillesse. Mandl dit même qu'elles disparaissent quelque^ fois complètement. D'après ce que j'ai pu voir, et d'après ceux qui ont passé quelque temps dans les hospices de vieillards, les capsules surrénales persistent toujours jusque môme dans l'âge le plus avancé. Seulement elles changent d'aspect et on les trouve inliltrées d'une grande quantité de graisse.

Chez divers mammifères, tels que chien, chat, cochon d'Inde, M. Brown-Séquard a constaté de même, que les capsules surrénales augmentaient de volume à partir de la naissance jusqu'à l'âge adulte,

M. iVlattei publie un tableau très-intéressant oh l'on peut voir cet accroissement de volume à chaque période de la vie intra ou extra-utérine. Je le transcris ici.

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