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laissant après elle une vague sensibilitè. A certain moment la pression d’une pantoufle, d’un bas est suffisante pour déterminer une crise douloureuse. Il n'y a jamais eu ni gonflement, nj rougeur du pied. ;
La (êle du quatrième mélalarsien etla base de la phalange correspondante sont particulièrement douloureux à la pression, et les choses .se présentent absolument "comme dans les cas précédents. |
La malade jouit d'autre part d’une excellente santé.
L'opération de la résection, décrite dans l'observation VI fut faite le 1% avril 1873. La plaie se cicatrisa rapidement avec un raccourcissement de l’orteil de trois centimètres environ. Depuis le port dela chaussure est parfaitement sup- |
porté ; les douleurs n’ont pas reparu, .
OBSÉRVATION VIII
: Thomas G. Morton. T4!
Le 20 mai 1875 je fus appelé par le docteur Alison d'Hagerstown, qui me dit que depuis quelques années il souffrait d’une névralgie des plus douloureuses dans le pied droit et qui augmentait d'intensité. Pour être soulagé il était prêt à tout même à subir une amputation de jambe.
L'examen et l’histoire du malade me prouvèrent que j'avais affaire à la même affection que dans les cas précedents, mais que la douleur était plus vive que dans aucun des cas que j'avais eu l'uccasion d'observer.
L'histoire de la maladie que voulut bien m'envoyer quel-
que temps après le docteur Alison est Ia suivante ;
«Il ya6ans environ je commençai à ressentir une sensation douloureuse dans le pied droit peut-être consécutive à une entorse ; la douleur était d'abord localisée à l’articulation métatarso-phalangienne du quatrième métatarsien ; en quinze jours la douleur qui était d’abord supportable acquit une telle intensité qu'elle arrivait à m’arracher des cris. Dépuis j'ai été sujet à des crises duuloureuses déterminées par le port des souliers ou des bottes, ou quelquefois apparäaissant sans cause connue, et durant de une à quarante-buit heures. Mes douleurs par moment étaient d’une intensité audelà de touteimagination. Souvent je fus obligé de sauter de ma voiture et de m’arrêter dans ma marche, d'enlever mon soulier qui était cependant toujours très large, de me serrer la jambe et le pied. de me les friclionner, de .me faire une piqûre de morphine, et même d'appeler quelqu’un à mon secours. Tous les médecins que j'ai consultés ne m'ont procuré aucune amélioration si légère soit-lle. Ma santé d'autre part a toujours été excellente. »
Le 14 juin. —Le D° Alison fut soigneusement examiné à ma demande par les D" William Huntet Albert Frické, Nous trouvâmes que la douleur était indubitablement localisée dans la tête du 4° métatarsien et la phalange correspondante la plus légère pression ne pouvait être supportée.
Opération. — Le 15 juin, après éthérisation, je fis une incision sur la partie supérieure et externe du 4° métatarsien. Celui-ci fut sectionné à 3 centimètres environ de son extrémité antérieure, el d'autre part, la base de la première phalange .ut également enlevée. L’orteil se trouva alors tellement isolé que suivant le conseil du D° Hunt j'en pratiquai l'ablalion. Les parties molles furent disséquées assez loin en arrière de façon à assurer la section des branches nerveuses. Suture au fil d'argent,
AU troisième jour le D° Alison se trouvait si bien qu'il put
retourner chez lui dans le Maryland,
Le Dr Alison m'écrit : « Je suis enchanté de me porter très bien ; je n’ai plus du tout souffert et depuis des années je n'ai pas été aussi bien ».
Les parties reséquées ont été confiées à l'examen du Dr Frické qui me remit «a note suivante : |
« 8 septembre 1875. Les parties enlevées par vous ont été soigneusement examinées. Les nerfs sont absolument sains. La seule chose à signaler est une petite dépression sur la . surface articulaire du 4° métatarsien insuffisante autant qu’il me semble pour expliquer les douleurs terribles éprouvées par le D° Alison. Le D° Richardson qui à ma demande a exa-
miné les pièces est du même avis que moi »,