‹ De la maladie de Morton: ou métatarsalgieChapitre 34 sur 47 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

Thomas S. K. Morton. Annales of surgery, 1893 XVII. P 680.

Mlle F F,. S.., âgée de trente-un ans, institutrice, me fut amenée par son médecin, le D George Romine, de Lambertville, en juin 1892.

Antécédents personnels, et héréditaires excellents ; jusqu’au début de l'affection actuelle, elle à toujours joui d’ure santé excellente. Au mois de juillet 1899, elle avait joué au law-tennis pendant une grande partie de la journée, était pendant le jeu retombée à plusieurs reprises lourdement sur la plante des pieds puis était rentrée à la maison se sentant très fatiguée. Après un repos de trois heures elle essaya de marcher mais éprouva une sensation bizarre comme si queiqué chose avait cédé entre les orteils et le talon.

Le soir pour rentrer en ville elle ne marcha qu'avec peine et en arrivant croyant à une entorse elle fit les applications habituelles sur son pied et le lendemain matin elle se crut | guérie, mais après quelques moments de marche, elle recommença à éprouver de vives douleurs dans le pied. En même temps le pied commença à enfler et à présenter une certaine rougeur particulièrement au bord externe. Après un repos d’une nuit le gonflement disparut et elle put recommencer à marcher, mais en ayant soin de se reposer souvent. Au bout de quelques jours ne voyant aucune amélioration elle consulla le D Romine. Celui-ci pensa à une rupture de ligaments ou de tendon et appliqua un bandage.

Au commencement d'août on enleva les bandages ; à ce mo-

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ment la douleur fut si vive au niveau de la partie interne du pied qu’elle se trouva Presque mal. Un nouveau bandage

fut remis jusqu au genou. et pendant quatre ou cinq jours la

jambe fut élendue sur une chaise, puis ensuite le pied repo-

sait sur un oreiller mis par terre,

Au bout de qualre semainee le médecin la fit recommencer à marcher ; mais la douleur fut si épouvantable! qu'on ordonna à la malade de marcher avec des béquilles.

Le pied était douloureux sur le côté, et la douleur par mo-

ment remontait jusqu'au genou.

A la fin d'octobre on lui fit de l'électrisation au moyen de courants interrompus, l'électrisation des quatrième et cinquième orleils étant des plus douloureuses. La malade ne pouvait supporter la moindre pression à ce niveau.

La malade continua à souffrir ainsi, se servant de béquilles pour la marche et devenant tout à fait neuraslhénique jusqu'au mois de juin 1892, -où je la vis en consultation avec le D' Romine. Nous fûmes d’accord qu’il s'agissait de l'affec-

tion douloureuse de l'articulation métatarso-phalangienne

du quatrième orteil et que les autres symptômes étaient pro-

bablement le fail de réflexes. La résection de la jointure fut proposée comme seule méthode de traitement devant apporter un soulagement.

Au mois de juillet l'opération fut pratiquée. En même temps je crus bon de la compléter par la section du tendon

d'Achille, dont la contracture avait placé le pied en equin.

A partir de ce moment les douleurs disparurent immédisatement et le membre qui avait maigri considérablement commença à reprendre rapidement son volume sous l'influence du massage. Elle put bientôt marcher sans aide.

Actuellement elle porte des chaussures ordinaires et peut

. + se livrer à n'importe quel exercice sans la moindre douleur,

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