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tate de plomb cristallisé à la hclladone. — Eau de Seltz, — eau de riz, blanc d'œuf battu , par cuillerées.
\^ septembre. — Le mala^ s'fifîaiblit , il continue à vomir et à aller à la garde-robe. Même nfédication.
Dans le courant de la journée on essaie une ou deux cuillerées de bouillon léger qui est tout aussitôt vomi. — Le blanc d'œuf battu est mieux gardé. Malgré les évacuations, on donne quelques lavements de bouillon léger, un quart de verre environ. Le malade ne peut pas les garder. On continue cependant ces lavements.
Sur les 6 heures du soir la chaleur reparaît , — le pouls se relève.
— On donne toujours la belladone; seulement à partir de ce moment on ne l'administre plus que de demi-heure en demi-heure.
Nuit du \^ au 19 septembre. — Vomissements et selles d'un aspect verdâtre. L'émission des urines reste toujours suspendue,
19 septembre. — A la visite du matin le malade est dans un élat plus satisfaisant, sa face est moins amaigrie, — moins vieillie. La chaleur de la peau est complètement revenue, — vomissemcnis beaucoup plus rares, — évacuations toujours fréquentes.
La belladone n'est plus donnée que d'heure en heure.
Retour de l'émission des urines vers 11 heures du malin , après soixante et quelques heures d'interruption.
Le 19 septembre au soir, le pouls se relève ; les vomissements n'ont pas reparu. Le malade a pu garder le bouillon , — le vin, — le blanc d'œuf battu, donnés très-souvent par cuillerées.
Toujours des évacuations, — on n'emploie plus la belladone que de loin en loin.
20 septembre, r— Chaleur et douleur très-inlenses de la peau ,
— persistance de la diarrhée , — suspension dé l'emploi de la belladone. Je fais donner l'acétate de plomb uni à l'opium.
21 septembre. — Trois selles seulement. Le malade a pris un peu de potage.
22 septembre. — Paumier se lève pendant quelques instants.
23 septembre. — Les évacuations cholériques sont complètement arrêtées. Le malade se lève pendant une heure à plusieurs reprises.
24 septembre. — Il est assoz bien pour quitter rninbiilance et revenir à l'hôpiial militaire.
Hildcgonde, Emilie , jeune fille de 17 ans, service de la couture , hospice général, entrée à Tambulance le 25 septembre 185-4, à 10 heures du soir. Diarrhée depuis 15 jours, — accidents clioléri(|ues le 25 septembre au malin , émission des urines suspendue, — vomissements,— évacuations alvines incolores ,• — sans odeur, — incessantes. A son entrée dans Tambulance face caractéristique. Les yeux sont enfoncés profondément, entourés d'un cercle noinitre. — Le visage est amaigri , — vieilli , — le nez effilé, — la teinte de la peau est noirâtre ; — froid glacial des extrémités , — pouls complètement imperceptible \ — langue rouge; — la voix ne s'entend plus.
A onze heures un large emplâtre d'extrait de belladone à l'épigastre. Un autre emplâtre sur la région vésiçale. — Pilules de bellailone et d'acétate de plomb cristallisé toutes les cinq minutes , puis vers le matin toutes les dix minutes. — Eau dcSellz, — eau de riz, — vin , — par cuillerées.
Nuit très-mauvaise. Malgré le traitement par la belladone la fréquence des vomissements et des évacuations alvines semble augmenter.
26 septembre. — Sur les 7 heures du matin la cyanose, le froid glacial diminuent. Le pouls semble renaître, — quelques heures plus tard il s'est considérablement relevé ; les pupilles sont excessivement dilatées , — les yeux brillants , hagards , la peau du visage , du cou, des bras est d'un rouge très-intense ; la réaction est complète , — si complète même que je juge le moment venu de modérer l'emploi de la belladone. — On ne la donne plus que d'heure en heure. Un peu plus tard , agitation excessive.
Les plus petites quantités de bouillon léger et de blanc d'œul' battu sont tout aussitôt vomies qu'ingérées. La malade ne peut garder qu'un peu d'eau de Seltz mêlée avec du vin.
Le 26 au soir, on ne donne plus les pilules de belladone que toutes les deux heures. Les évacuations alvines ont considérablement diminué, mais les vomissements sont encore très-fréquents.
Nouvel emplâtre à l'épigaslre.
Première émission des urines à 11 heures, — 35 à 40 heures après le commencement de leur interruption.
27 septe?nbre. — On donne à sucer quelques petits fragments de glace. La belladone est continuée toutes les deux heures. A 10 heures du matin Hildegonde peut, pour la première fois, garder une ou deux cuillerées de bouillon.
Le soir, faiblesse extrême :
Vin de quinquina 125 grammes.
Sirop de quinquina 30 grammes.
Par petites cuillerées à café de temps en temps.
Quinquina kalisaya 4 grammes.
Un paquet dans un demi-verre d'eau tiède en lavement.
2S septembre. — Amélioration notable, — l'agitation diminue; le pouls se régularise. La diarrhée n'a pas reparu celte nuit. Trois ou quatre vomissements verdâtres seulement.
29 septembre. — Le mieux se soutient. Continuation du quinquina,— 4 ou 5 pilules de belladone seulement dans le courant du jour.
30 septembre. — Pas de vomissements. Le pouls revient à l'état normal. La face commence à reprendre son aspect naturel.
I" octobre. — Hildegonde prend quelques aliments , — elle se lève pour la première fois.
4 octobre. — Convalescence confirmée.
Cette malade que j'ai revue depuis a conservé la plus complète intégrité de ses facultés intellectuelles, malgré l'énorme quantité de belladone qu'elle a prise, et qui n'est pas moindre de trois grammes.
Cottereau, Alfred, 3 ans et demi, boulevard Heurteloup, 30. vomisscmenls très-abondants attribués à une indigestion , sur les onze heures du soir, le 2 septembre. A minuit, vomissements répétés,
— selles incessantes et si fréquentes que l'enfant n'a pas le temps do sortir de son lit pour aller à la garde-robe. A partir de ce moment les selles et les vomissements sont incolores, sans odeur.
Le médecin de la famille, appelé vers une heure du matin, trouve déjà la peau refroidie, — il prescrit une potion éthérée avec addition de menlho.
7 heures du matin, 3 septembre. — Peau glacée, — persistance des évacuations, — vomissements plus rares. — L'émission des urines est suspendue vers cette heure. A huit heures eldemic, je suis appelé près de l'enfant qui présente tous les symptômes de la période algide. Ses yeux sont profondément enfoncés , entourés d'un cercle noirâtre. — Le nez est effilé, — la face grippée, — amaigrie, — d'un bleu noirâtre, — la voix est altérée. L'agitation est extrême. C'est à grande peine qu'on peut tenir le petit malade dans son lit; il éloigne continuellement les draps et les couvertures et présente une agitation incessante.
Je constate que les selles sont incolores et sans odeur. Langue noire d'une extrême sécheresse, — les lèvres elles-mêmes sont noirâtres et comme fuligineuses. Pouls très-fréquent , irrégulier, — filiforme, à peine perceptible. La peau est flasque.
Médication. — Un emplâtre d'extrait de belladone à l'épigastre.
— Un autre emplâtre sur la région vésicale. Pilules de belladone toutes les demi-heures.
2 heures du soir. — Face meilleure ; la teinte noirâtre du visage diminue, — les yeux sont toujours dans le même état, — quelques
nouveaux vomisscmonis, —les évacuations alvincs n'onl pas reparu.
9 heures du soir. — Encore des vomissements.
Nuit du 3 au 4 septembre , à 3 heures du malin , évacuations colorées.
4 septembre, 6 heures du matin. — Amélioration inespérée. Face excellente. Quelques instants d'un sommeil assez calme. Lo visage moins amaigri.
7 heures du matin. La langue s'humecte.
La belladone est remplacée par l'acétate de plomb uni à l'opiuiii, toutes les 2, 3 et -4 heures.
Un peu de panade, — dans l'nprcs-midi , un peu de gluten au bouillon. Dans la soirée la soif est encore très-vive.
5 septembre. — Sommeil calme celte nuit. L'enfant mange un blanc de poulet.
6 septembre. — Le petit malade entre en convalescence.
MILlTAmES.
Dehez (Lambert), 1"" régiment de chasseurs (ambulance des cholériques.)
Bonnet (Cyprien), 1" chasseurs.
Vauthier (Auguste), 1®"' chasseurs.
Gourraud (Jacques-Joseph), 23'' léger.
Laforest (Jacques), 23^ léger.
. Eadouard (François-Marie), 23*^ léger (1).