‹ De la menstruation en pathologie oculaireChapitre 15 sur 32 · DER · texte numérisé non relu

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On ordonne des compresses de sublimé. Nous revoyons la malade cinq jours après ; la conjonctivite est considérablement amendée.

Dix jours après cette dernière consultation la malade revient nous voir ; elle estau premier jour de ses règles, qui viennent sans douleur, mais moins abondantes que d'habitude.

L'œil droit, qui était complètement guéri, recommence àrougir depuis le matinetil n'est pas douteux qu’une deuxième conjonctivite catarrhale débute. Le même traitement est ordonné et très rigoureusement suivi. Au bout de quatre jours, tout est rentré dans l’ordre : la sécrétion cette fois a été presque nulle.

Malgré nos recommandations la malade n’est pas revenue à l’époque menstruelle suivante.

Ces deux observations si semblables nous montrent bien la menstruation occasionnant, dans un œil habituellement sain, une conjonctivite catarrhale à répétition ; il est regrettable que nous n’ayons pu suivre plus longtemps nos deux malades.

Notre troisième observation est celle d’une femme qui a commencé à se plaindre de sa vue vers la trentième année et qui, depuis, n’a pas passé une époque menstruelle sans en souffrir de plus en plus, jusqu’à ce que, malgré les traitements prescrits par divers oculistes, elle ait complètement perdu l'œil atteint, Ce cas, qui Se passe de commentaires, est un exemple de la gravité parfois extrème des troubles oculaires causés par la menstruation; le voici :

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