MÉNOPAUSE
Les troubles oculaires observés à la ménopause dépendent soit de l’état pléthorique général, soit de la surcharge nerveuse si évidente à cette époque de la vie féminine.
Brierre de Boismont a recueilli l'observation d’une malade de Boyer qui, à la ménopause, fut brusquement frappée de cécité qui persista pendant quatre jours, après lesquels tout rentra dans l’ordre. Boyer n’hésita pas à attribuer cet accident à des phénomènes congestifs liés à la cessation du flux menstruel ; d’ailleurs, cette dame, qui, dans la suite ne fut sujette à aucun trouble de la vision, resta pendant longtemps sous le coup d’étourdissements fréquents.
Dans un cas de Sichel, il y eut iritis et glaucome.. Middlemore a observé uneirido-choroïdite et Galezowski, une névrite optique et une atrophie du nerf optique. Ce dernier ophthalmologiste ainsi, du reste, que M. de Wecker, a noté dans les irido-choroïdites de la ménopause la tendance au glaucome. |
Pflüger a rapporté un cas d’asthénopie avec larmoiement intense. |
Higgens a publié neuf observations d’asthénopie qu'il attribue avec raison à la ménopause : en effet, le changement de vie étant bien accompli, et toute velléité menstruelle ayant complètement cessé, les symptômes oculaires disparurent.
Eales, pour cette seule raison que l’asthénopie existe
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en dehors de la ménopause, n’admet pas la manière de voir de Higgens ; nous croyons que l'argument n’est pas suffisant pour rejeter une opinion basée sur la clinique.
Geïssler signale la fréquence relative du glaucome à la ménopause.
Coilins rapporte un cas d’asthénopie à la ménopause.
Noblot donne une observation d’iritis séreuse.
Nous avons eu la bonne fortune de rencontrer à la consultation des Quinze-Vingts, un certain nombre de femmes chez qui la ménopause se compliquait de troubles oculaires. Nous ne reproduisons ici, que les observations qui nous ont paru les plus intéressantes.