‹ De la menstruation en pathologie oculaireChapitre 7 sur 32 · SO · texte numérisé non relu

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Mais il est aussi un autre facteur quenous n'avons pas le droit de négliger. On observe souvent dans les troubles oculaires menstruels soit des abcès cornéens, soit des hypopions et dès lors les considérations précédentes ne suffisent pas à expliquer la présence de l'élément infectieux qui a élu domicile dans l'œil, car il y a infection, puisqu'il y a du pus (1). M. Trousseau place dans l’utérus la porte d'entrée de l'infection et se demande si les phénomènes épithéliaux et vasculaires qui se passent au moment des règles dans la cavité utérine ne favorisent pas l’absorption de produits septiques donnant lieu à une infection minima. Telle est aussi l'opinion de M. de Wecker. Le réseau lymphatique péri-utérin si bien décrit par M. Poirier est évidemment le chemin suivi par les microorganismes que le torrent lymphatique amène à l'œil dans les différents milieux duquel ils trouvent un emplacement éminemment favorable à leur pullulation.

Voilà comment nous nous expliquons l'influence si grande de la menstruation dans la pathologie oculaire de la femme : nous allons produire les exemples qu’il nous a été donné d’en observer.

(1j Nous croyons devoir maintenir cette proposition : « il ya infection puisqu'il y a du pus, » malgré la tendance actuelle d'un grand nombre d’ophthalmologistes à regarder le pus de l’hypopion comme non infectieux et d’en faire une simple extravasation de globules et de fibrine. Le dernier mot n’est pas encore dit sur ce point.

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