‹ De la mensuration de la déformation dans la coxalgieChapitre 2 sur 2 · REVUE D’ORTHOPÉDIE. — VII · texte numérisé non relu

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lordose sont pour nous des termes équivalents, mais nous avons tous constaté que ces facteurs de déformation étaient difficilement mesurés et fixés, et nous nous rendons difficilement compte de l’importance de l’amélioration obtenue, et les mérites des méthodes que nous pouvons employer pour prévenir ou corriger ces déformations. Les poupées

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représentées dans les figures 6 et 7 ont été construites et photographiées il y a déjà plusieurs années. Elles montrent graphiquement les degrés de mouvement et de déformation, mais elles ne peuvent pas, à cause de l’immobilité de la région vertébrale, montrer l’influence de la maladie sur la longueur du membre ou sur les courbures de la colonne vertébrale. Cette influence est, au contraire, indiquée dans les figures 8, 9 et 10 dans lesquelles les poupées sont rem-

N SU RATION DE LA DÉFORMATION DANS LA COXALGIE 171 icées par des figures en carton, qui sont construites de

Fig. G.

Fig. 7.

çon à montrer la mobilité et aussi 1 immobilisation non

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seulement au niveau de la hanche, mais aussi dans les articulations vertébrales.

Fig. 8.

Ces figures s’expliquent d’elles-mêmes jusqu’à un cer tain point. Les articulations sont constituées par de: œillets qui ne sont pas trop serrés dans les trous qu’ilâ

lui

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' cupent, et vissés en V dans la figure de face, el en H sur profil. La pièce représentant le thorax sur la figure en ofilest renforcée en arrière par une mince lame de l ivre, parce que les bords du carton s’usaient contre les j atre vis qui servent de guides. Cet appareil est facile à |'!nstniire et est très utile pour les démonstrations, j Pour montrer l’effet delà déviation latérale jointe à | mmobilisation, on dispose d’abord l’appareil symétrique- |j' 3nt’ comme dans la figure 8. La clef appliquée au point || fixe entre elles la pièce représentant le bassin et celle

Fig. 10.

fo i représente le tronc et empêche ainsi les mouvements ïi ns l’articulation vertébrale, au point V, tandis que l’artii la tion de la hanche est libre. Le membre est alors placé ins l’adduction, comme dans la figure 9 et la clef est .'levée du point A, relâchant les articulations vertébrales ■elle est appliquée en B où elle fixe l’articulation de la nche au point H, en serrant entre elles les pièces qui présentent le bassin et le fémur. Lorsqu’on essaie alors ramener la symétrie et de placer les membres parallèiient, la figure montre l’abaissement du bassin et le

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raccourcissement apparent comme dans la figure 10. En d’autres termes, on peut produire l’abduction jointe à l’immobilisation de l’articulation pour amener l’allongement apparent. Un résultat peut être considéré comme très satisfaisant lorsqu’un malade guérit avec un allongement apparent assez considérable pour faire disparaître le raccourcissement réel causé par les altérations du côté des os ou un accroissement imparfait.

Pour montrer l’effet de la flexion jointe à l’immobilisation, les pièces de l’appareil sont placées de façon à représenter un profil couché. La clef, appliquée en A, comme dans la figure 8, fixe les pièces représentant le bassin et le tronc, et empêche ainsi les mouvements dans les articulations vertébrales V V, tandis que les mouvements de la hanche, en H, sont libres. La cuisse est alors portée dans la flexion comme dans la figure 9 eX la clef est portée de A en B, relâchant les articulations vertébrales et fixant celle de la hanche. Quand on essaie de réduire la flexion ou d’abaisser la cuisse sur la table, on produit de la lordose.

Il est intéressant de noter, en observant les lignes pointillées transversales, que la longueur du membre malade augmente par l’adductionou l’abduction, etqu’elle diminue dans la flexion. La taille est diminuée dans la scoliose par une courbure sigmoïde, dans le mal de Pott par la cyphose, dans la coxalgie par la lordose.

La déformation de la hanche peut rapidement, et avec une exactitude suffisante, être mesurée par un goniomètre, dont deux modèles sont représentés dans les figures 6 et 9. Cet instrument est simple à construire, et peut être d’un usage fréquent dans la clinique. Celui qui est représenté à la figure 9 se compose d’un rapporteur auquel on a ajouté deux tiges.

Pour mesurer l’adduction ou l’abduction, les cuisses sont portées alternativement dans l’adductiou ou l’abduction jusqu’à ce que, en renouvelant l’expérience, on constate qu’en les plaçant en un certain point, les épines

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^ aques sont sur une ligne formant l’angle droit avec a ; axe du corps. Un des bras du goniomètre est alors placé ; irallèlement à la ligne qui réunit ces épines iliaques. Si table est placée contre le mur, il est bon de placer les )ines iliaques à angle droit avec ce mur, et le bras du miomètre est alors dirigé vers un point marqué sur le ur. L’autre bras est alors placé suivant une ligne paralle ou à peu près à Taxe du membre qui peut être condéré, à ce point de vue, comme s’étendant du milieu du .pâment de Poupart au milieu du talon. Si on ne consi- Me 3re que l’axe de la cuisse, la présence accidentelle d’un 3nu valgum ou varum enlèverait de la valeur à l’obserition. Les degrés peuvent alors être comptés sur l’arc il rapporteur.

Pour mesurer la flexion, le membre est alternativement sAfoulevé et abaissé jusqu’à ce que, après plusieurs tentawes, on constate que le membre étant maintenu à un îrtain niveau avec une main, les apophyses lombaires apuient doucement sur l’autre main placée sous le dos. ne des branches du goniomètre est alors placée horinntalement par la main qui était appliquée sous la îuefîgion dorsale, tandis que l’autre branche est placée de çon à être parallèle à l’axe du membre ou à peu près, es degrés que l’on lit sur l’arc du rapporteur sont les egrés de flexion. Bien que ces données soient, suivant la rei ature des cas, seulement approximatifs, le goniomètre ;®. ? 5 1 cependant un instrument utile qui doit avoir sa place oans un cabinet de consultation.

Les auteurs qui ont écrit sur ce sujet ont généralement jinsidéré la déformation comme étant le résultat de immobilisation de l’articulation de la hanche. Les figures t les modèles décrits dans les pages précédentes ont été onstruits sur cette donnée. En fait, cependant, peu de as présentent, à aucune époque, une articulation absoîment immobile. Il y a presque toujours une mobilité ssez considérable. A une époque précoce, une articula-

elle

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tion qui, au premier coup d’œil, apparaît privée de mo lité, peut cependant donner, sous l’influence de mou ments bien dirigés, une mobilité de plusieurs degr Plus tard, dans le cours de la maladie, beaucoup de présentent des mouvements passifs très étendus dans différentes directions, et le point auquel le mouvem s’arrête varie d’un jour à l’autre. El même, dans la su la position du membre est sujette à des variations cor dérables. L’emploi du goniomètre facilite la constatai de ces phénomènes. Des observations faites dans ce si peuvent ajouter à nos connaissances et rendre le trai ment plus efficace,

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