VII, — CONCLUSIONS
Dans la mesure de la déviation du strabisme :
1° L’angle lu sur le périmètre n’a de valeur que s'il correspond à un œil placé au centre de l'appareil ;
20 L'angle « n'existe que pour un œil qui n'est pas amblyope ;
3° La vision à 5 mètres,que l’on considère comme à l'infini,ne correspondant pas au repos pour un œil hypermétrope, la déviation strabique sera mieux connue si on la mesure dans la convergence d’abord, puis sous atropine ;
4e Les procédés employés jusqu'ici exigent tous un vaste espace pour la vision au loin; certains se font avec un décentrement de l’œil, d’autres avec une déviation du regard normal ; aucun ne permet de mesurer les grands strabismes convergents ;
5° Chaque œil converge de 6° pour passer de la vision à l'infini à la fixation du sommet du périmètre ;
6° Lorsqu'un œil est au centre du périmètre, le regard de l'œil décentré qui passe par le sommet du périmètre est dévié de 11° en moyenne sur sa direction normale, Le tableau rectificatif que nous
donnons permet de voir la grandeur des erreurs commises, et de donner des chiffres exacts, quelle que soit la méthode employée ;
7° Le procédé que nous avons décrit a l’inconvénient de nécessiter 2 mesures, d’où une petite perte de temps, mais il a l'avantage de pouvoir être utilisé dans un cabinet de dimensions restreintes ; de donner des mesures scientifiquement exactes pour la convergence el sous-atropine ; de pouvoir mesurer des strabismes convergents considérables :
8 Enfin l’angle exact de la déviation indiquera Île minimum de correction à faire chirurgicalement, le traitement orthoptique demeurant indispensable ensuile pour parfaire et maintenir le résultat
opéraloire.
Vu : le Président de la thèse, DE LAPERSONNE Le Doyen ROGER
Vu et permis d'imprhiier Le Recteur de l’Académie de Paris