‹ De la méthode a posteriori expérimentale, et de la généralité de sesChapitre 26 sur 117 · APPLICATIONS · texte numérisé non relu

APPLICATIONS

maire, et la faire saisir dès renfance à Télève, afin de prévenir Terreur de beaucoup de gens qui croient connaître une chose sensible à la vue et au toucher autrement que par des propriétés (Introduction 4),

76. N'est-il pas intéressant de montrer dans Tenseiment de la grammaire comment Tintelligence a procédé, avant toute science proprement dite, pour faire le substantif abstrait ^ en désignant par le langage une propriété commune à un certain nombre de corps, telle que la blancheur y la dureté^ la lége^ reté?

En comprenant implicitement tous les corps blancs, ou tous les corps dursy ou tous les corps légers dans une même catégorie, n'a-t-elle pas devancé le physicien, lorsqu'il étudie la même propriété dans une série de corps qui la possèdent? Cette propriété, devenue une généralité, n'a-t-elle pas acquis une importance par la forme même du substantif qu'elle a reçue de la grammaire? Et cette importance n'a-t-elle pas précédé le physicien qui pourra un jour évaluer l'intensité de cette propriété au moyen de la comparaison et des mesures de précision dont il dispose?

Enfin, n'est-il pas intéressant de faire observer que l'esprit humain a procédé d'une manière ana*

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