‹ De la méthode a posteriori expérimentale, et de la généralité de sesChapitre 31 sur 117 · APPLICATIONS A LA GRAMMAIRE · texte numérisé non relu

APPLICATIONS A LA GRAMMAIRE

sanceSy que nous ne connaissons le suBSTANn? que par /'adjectif; cependant est-il rigoureux de dire que tous les substantifs ont commencé par être des adjectifs pris substantivement ?

Je comprends sans peine les noms de Lenoir^ Lebrun^ Leblanc^ Petite Legrand^ etc., qu'on adonnés à des hommes d'après un de leurs attributs, lorsqu'une langue était déjà formée, mais je ne m'explique pas à l'origine d'une société la distinction de Vadjectif ayant celle du substantif. Je pourrais admettre sans doute qu'un nom donné à une personne fût devenu plus tard un mot adjectif lorsqu'on aurait remarqué le même attribut dans une autre personne et même dans une chose, mais à mon sens ce serait l'exception.

Je ne comprends donc pas qu'au berceau d'une languequelconquelesuô«/an?t7,lecoRPS, le CONCRET, n'ait pas frappé l'attention avant tout : évidemment Vadjectif, 1' attribut, l' ABSTRAIT n'a pu se présenter à l'esprit qu'après le substantif. S'il en était autrement j'aurais trop raison parce que, ce serait reconnaître que des hommes non savants auraient été frappés plus de la chose abstraite que de la chose concrète.

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