Philosophie de Leibnitz, par Ch. Nourrisson
?. Mémoire sur to décomposition de la Pensée.
3. Sur la distinction de la Psychologie et de la Philosophie.
I6S DE LA MÉTHODE D'oBSERYâTION.
VIL — On voit que nous poursuivons la métaphy^ sique sur le terrain même où elle s'est épuisée en creuses divagations ; ce n'est pourtant pas sans savoir quel mépris, quelle dérision elle garde pour quicon*» que refuse de se plonger à sa suite dans les abîmes de la pensée. Mais nous croyons fermement qu'elle ne peut faire de véritables progrès qu'en rompant les derniers liens qui la rattachent à cette scolastique dont les subtilités ingénieuses ont si longtemps jeté la confusion dans le monde savant Le temps est passé de ces témérités de l'esprit, qui font le chaos moral et intellectuel et arrachaient à Newton ce cri qui a retenti jusqu'à nous : physique délivre-moi de la métaphysique ! Que la science ait toujours présente dé* sonnais dans ses investigations, la belle fable antique de Prométhée et ne cherche plus à ravir le feu du cieL
Il y aura donc en quelque sorte une foi philosopki-^ que^ dont les bases indiscutables fourniront un fon-^ dément solide à la science de la pensée, lui imprimant ainsi le caractère expérimental qu'elle ne cessera plus d'avoir.
On la subdivisera encore en psychologie, en logique, em métaphysique, mais la morale en sera re* tranchée ; elle restera science à part, connexe sans doute à la philosophie, mais qui doit pourtant garder son domaine distinct.