Hiat, de VÉcoiwmie polit., t. I
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en est venue au point qu'on se demande s'il faut s'applaudir ou s'inquiéter des progrès d'une richesse qui traîne à sa suite tant de misères et qui multiplie les hôpitaux et les prisons autant que les palais. Voilà le grand problème du dix-neuvième siècle. »
Certes, après un tel aveu fait par des économistes qu'on ne peut assurément pas taxer de prédilection pour l'assistance, qui peut s'étonner qu'on y recoure encore parmi ces souffrances avouées et croissantes ? Que la science cherche les moyens d'y mettre un terme, rien de mieux sans doute, mais, en attendant qu'elle soit arrivée au but, il faudra bien que la société continue à recueillir l'enfant laissé sur la voie publique, à ouvrir un asile au vieillard sans secours, à tendre la main à l'être dénué qui réclame un appui fraternel. Elle l'a toujours fait dans une certaine mesure depuis le commencement du monde, et l'on en voit des témoignages au sein même de la société où l'esclavage parmi ses affreuses conséquences avait du moins l'avantage de soustraire nombre d'existences infimes à l'abandon. Elle poursuivra cette action que rien, quant à présent, ne saurait remplacer.
Que si, par exemple, pour guérir les maux de la classe ouvrière, la science n'a rien de mieux à lui offrir que le système enté sur les idées de Malthus, qui, atin que le travailleur ne se fasse pas à lui-même