L. X., IV
mèrent pour se faire, par leur choix, des créatures dans Tarmée.
. Enfin, au-dessous des optiones, étaient les dixainiers, decani, decuriones ou capita contubernii, qu'on appelait ainsi parce qu'ils n'avaient autorité que sur les dix soldats de la chambrée. C'étaient les derniers officiers de l'infanterie légionnaire.
Nous n'avons pas à nous étendre longuement sur la cavalerie. Elle avait les mômes officiers supérieurs que l'infanterie, et nous avons montré comment la légion tout entière était commandée par eux. Nous avons même indiqué les officiers subalternes de la cavalerie lorsque nous avons traité de toutes les divisions de l'armée. Il y avait trente décurions ou chefs de dix hommes ; le premier décurion de chaque turme commandait la turme tout entière, puis tous ces commandants^ comme dans l'infanterie, choisissaient autant d'aides qui prenaient aussi le nom d' optiones, Végèce (1) nous indique en ces termes les qualités qu'on recherchait dans tous ces officiers subalternes des cavaliers : « On doit, sur « toutes choses, chercher de la vigueur et de la lé- « gèreté dans un décurion, afin qu'à la tète de sa « compagnie, il puisse, en cuirasse et avec toutes ses « armes, monter de bonne grâce sur son cheval et « le bien manier. Il faut qu'il sache se servir adroite tement de la lance (2), tirer habilement les flèches, M et dresser les cavaliers de sa turme à toutes les .« évolutions de la cavalerie ; il doit aussi les obliger
(1) Veg., II, 14. — (2) Phne composa un ouvrage, de Jaculattone equestri^ sur la manière de se servir de la javeline achevai. (Plin., £p., III, 4.)
COMPOSITION DE L'aRMÉE
« à tenir en bon état leurs cuirasses, leurs casques, « leurs lances et toutes leurs armes, parce que Téclat « qu'elles jettent en impose beaucoup à Tennemi : « d'ailleurs, que peut-on penser du courage d'un « soldat qui laisse manger ses armes par la rouille « et la saleté ? Mais il n'est pas moins nécessaire de « travailler continuellement les chevaux pour les u façonner, que d'exercer les cavaliers : c'est au dé- « curion à y tenir la main, et en général à veiller à « la santé et à l'entretien de sa troupe. »
Quant aux troupes des alliés qui, conjointement avec la cavalerie, occupaient les ailes de l'armée, elles étaient divisées en cohortes, et étaient commandées par des préfets, prœfecti, qui étaient des officiers supérieurs (1). Il est probable qu'elles avaient les mômes officiers subalternes que les troupes légionnaires. Nous n'avons donc pas à entrer sur ce sujet dans de nouveaux détails, et nous conclurons ce chapitre par un tableau synoptique qui nous permettra d'apprécier d'une manière exacte le nombre de tous les ofticiers supérieurs et subalternes d'une légion romaine.