‹ De la misère des classes laborieuses en Angleterre et en FranceChapitre 124 sur 224 · SUÈDE · texte numérisé non relu

SUÈDE

La Suède a été , de tout temps , un pays privilégié pour la statistique; la première, elle a eu des tables de population , qui sont devenues le modèle des travaux de ce genre. La question du paupérisme y a donné lieu à des recherches nombreuses qui, malheureusement, comme toutes les recherches semblables, ne s'accordent guère entre elles (2).

M. de Harlmansdorff nous apprend que 63,448 indigents furent secourus par la charité publique , en 1829 , sur une population de 2,780,152, c'est-à-dire que la misère officielle était à la population totale dans le rapport de 1 indigent sur 42 habitants. Les renseignements du colonel Forseli diffèrent singulièrement de ce résultat , puisqu'ils portent le nombre des indigents assistés à 544,064, ou à un cinquième de la population (1825). On explique cette différence en supposant que le colonel Forseli a compris dans le nombre des indigents tous ceux qui ont reçu assistance par des contributions

(1) Report frorn com. of'the poor law , p. 696.

(2) Les renseignements les plus curieux à consulter sur le paupérisme suédois , sont : Un travail de M. Hartmansdorff, secrétaire d'Etat pour les affaires ecclésiastiques ; un extrait des statistiques suédoises du colonel Forseli (1839); les réponses aux questions du commissaire anglais pour la loi des pauvres à Stockholm et Gothenburg.

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