‹ De la misère des classes laborieuses en Angleterre et en FranceChapitre 2 sur 224 · II AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

II AVERTISSEMENT

ches. Nous nous proposions d'étudier ce qu'était la la misère en idée et en fait ; nous voulions connaître sa nature , son existence et ses effets , et ensuite remonter à ses causes , parce que cet ordre d'études nous semblait logique, et qu'à la question ainsi posée correspondaient des réponses intéressantes. Le programme de l'Académie différait sensiblement du nôtre, surtout dans sa seconde partie, où il demande quels sont les signes de la misère en divers pays. Dans l'état où se trouvaient en ce moment nos études , nous n'avions pas de réponse prévue à cette question , et la vague étendue de ces mots, peu précis pour une question académique, en divers pays, effrayait notre ignorance , et déconcertait notre courage. Nous avions résolu de borner nos recherches à notre pays et à l'Angleterre , le pays privilégié pour les études sociales, celui qui avait plus de choses à nous apprendre que tout le reste du monde. Dans notre projet, l'Angleterre était le quartier général de nos recherches ; car c'est là que des enquêtes récentes, que l'application d'une nouvelle législation au paupérisme, permettaient à une curiosité intelligente de surprendre le mystère social que nous voulions découvrir.

Malgré cette divergence entre notre plan et le programme de l'Académie , nous résolûmes de tenter les chances du concours.

Mais le temps pressait, et bien que le concours

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