DE LA VIE POLITIQUE DANS LES CITÉS GRECQUES. THÉOGNIS
Abolition de la royauté dans les cités grecques. — Dissensions politiques. — Allusions de Théognis aux troubles de Mégare. Son exil et sas colères. Ses opinions sur la nature humaine. Ses erreurs. Caractère mélancolique de sa poésie et de celle de Mimnerme. — Doutes et découragement de Théognis deyant le spectacle du mal sur la terre. Ses retours à l'énergie : hymne à Tespérance et éloges de la force morale.
Le siècle qui se termina par les guerres médiques fut peut-être aussi fécond en poëtes que les siècles précédents. La tradition épique fut reprise , après Homère et les cycliques, par Antimaque, Panyasis, Ghœrilos , Asios , par Pisandre , que Virgile , selon Macrobe , imita presque vers pour vers au second livre de VÉnéide; par Onomacrite, qui, outre un poëme dionysiaque , composa , dit-on , des poésies sous le nom d'Orphée. Les poëmes d'Hésiode servirent de modèle à la poésie didactique et morale des âges suivants. Jusqu^à l'époque où des relations suivies a\ec l'Egypte répandirent en Grèce l'usage du