CONCLUSIONS
Nous pensons pouvoir tirer de ce travail les conclusions suivantes :
J. — La terminaison de la pneumonie est rarement soudaine. Cependant, la mort subite existe Comme terminaison de cette affection.
Il. — Elle s’est rencontrée surtout chez les vieillards et chez les aliénés. Mais on en trouve également des exemples chez des sujets jeunes et chez des adultes.
III. — La pneumonie latente conrme la pneumonie à évolution ordinaire peuvent se terminer par la mort subite.
IV. — C'est à une période avancée de la maladie que la mort subite arrive. Elle correspond à la période d'hépatisation grise. ù
.V. — Toujours la lésion prédominante est la lésion pulmonaire. Il y a intégrité presque absolue des autres organes.
VI — On ne peut incriminer en rien les pneumonies du sommet, de la base ou de la partie moyenne, ni la bilatéralité, ni les localisations à droite ou à gauche, ni la grossesse. En général, on à affaire à une pneumonie qui semble bénigne.
VII. -- Dans toutes nos observations, l'effort semble avoir joué un rôle important dans la production de la mort subite.
VIII. — Nous ne pouvons expliquer le mécanisme de la mort subite, mais ce que nous tenons à dire, à ré-
péter, c’est qu'elle n’est pas due à une myocardite, notre observation le prouve, tant par l'anatomie patno- logique que par la clinique, D'ailleurs, comme nous l'avons dit plus haut, en diseutant notre observation personnelle, la mort subite par myocardite est rare, si toutefois elle existe. M. le professeur Brouardel ne la signale pas comme cause de mort subite dans les maladies de l’appareil circulatoire. La mort subite n’est pas due non plus à une coronarite : dans notre observation, les artères coronaires étaient saines et parfaitement perméables.
IX. — Comme prophylaxie, exiger du malade un repos absolu et prolongé dans le cas où on craindrait la redoutable éventualité.
Vu : le Doyen de la Faculté, Vu : le Président, P. BROUARDEL. HUTINEL
Vu et permis d'imprimer:
Le vice-recteur de l'Académie de Paris, GRÉARD.
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