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, on de tendances à l’intempérance, sans qu’on l'ait jamais
vu ivre. On avait remarqué aussi qu'il se plaignait sou-
vent de maux de tête, mais son entourage et ses patrons n'y avaient jamais attaché d'importance particulière.
Au début d’avril 1925, il conduisait dans Paris, quant
à un croisement sa patronne s’aperçut que la voiture,
qui roulait heureusement à une allure modérée, continuait son trajet au lieu de prendre le virage, puis renver-
sait un bec de gaz et butait contre un mur, Sans que le
chauffeur, qui avait les mains au volant, ait fait une ten-.
tative quelconque pour arrêter le véhicule. N°’ ayant pas perdu son sang-froid Ja passagère avait tenté en se penchant de serrer le frein à main; en tout cas l’automobile s’arrêta sans trop de dommages : le chauffeur avait toujoe les mains à la direction.
On contasta, dans les instants qui suivirent l dent
qu’il était sans connaissance; transporté à l'hôpital, il y
mourut cinq heures après, dans le coma, Il était âgé de 36 ans.
Ce décès, à bon droit, ayant paru suspect, l’autopsie fut ordonnée.
AuropsiE. — Il s’agissait d’un homme d’aspect jeune, bien constitué, qui présentait cependant une série de cica-
trices cutanées, arrondies : deux cicatrices à la face pos-.
térieure de la cuisse droite, une autre sur la face interne, une enfin à la face interne du genou gauche. On voyait encore quelques ecchymoses superficielles à la face dorsale de Fépaule gauche, à la partie supérieure de l’avantbras droit, ainsi qu ’une longue égratignure dans la région droite du cou : toutes lésions traumatiques légères s ’expliquant bien, les témoins de l’accident ayant remarqué que
dans de bonnes conditions. Tout au plus le soupçonnait-
le chauffeur était secoué sur son siège par les chocs successifs de la voiture. l Sri Il existait des plaques de péricardite ancienne; le myocarde était épaissi : à l’origine de l'aorte des plaques d’athérome paraissaient anormalement développées pour un sujet de 36 ans. Les reins se décortiquaient facilement, mais la capsule entraînait du parenchyme rénal. Deux lésions étaient particulièrement importantes :. Les poumons étaient congestionnés et le poumon gauche avait à son sommet une teinte rouge sombre: il ne s'agissait pas d’un infarctus, et des fragments prélevés dans cette zone, petite d’ailleurs, coulaient au fond de l’eau. ? t Après avoir scié la calotte crânienne, on trouvait un gros hématome sous dure-mèrien à la face latérale gauche du cerveau; formé par de volumineux caillots il refoulait à droite Fhémisphère cérébral gauche, qui comprimait à Son tour l’hémisphère droit. Il y avait, en outre, une ‘inondation ventriculaire et du sang autour du cervelet et de la protubérance. È | Après avoir enlevé le cerveau, on sentait sous le doigt une petite tumeur grosse comme une noisette, résistante. Située dans la partie gauche de l'hexagone de Willis, elle m'a paru dépendre de l’origine de la cérébrale moyenne. À la coupe, on voyait qu'il s'agissait d’une poche anévrismalé pleine de caillots. C’est aux dépens de cette poche rompue que l’hémorragie considérable s’est produite, Le dosage de l’alcool dans le sang a montré qu'il n’y avait pas d'ivresse.