‹ De la Mort subite ou suspecte rupture des anévrismes intra-crâniensChapitre 17 sur 36 · OBSERVATION IV · texte numérisé non relu

OBSERVATION IV

Un médecin anglais, Corfe, dans le Medical Times, cite un cas de mort subite par rupture d’un anévrisme de l'artère basilaire. Aucüne espèce de signe n'avait pu faire soupçonner cet anévrisme et le malade fut emporté d’une rue soudaine sans s'être jamais plaint.

; 7 1 OBSÉRVATION V

Mort subite par rupture d’un anévrisme de l’artère communicante postérieure. (VERNET : Thèse Paris, 1873.)

Une domestique, âgée de 62 ans, s'était couchée en

Aer Lane

parfaite santé, après avoir soupé comme à son ordinaire. |

Le lendemain matin, en s’habillant, elle fut prise tout

d’un coup, et sans symptômes précurseurs, de quelques.

petites convulsions auxquelles succéda bientôt un coma profond. Moins d’une heure après, elle était morte, AUTOPSIE. — En examinant le cerveau, on découvrit un anévrisme qui naissait au point de jonction de la carotide gauche et de l'artère communicante du même côté, et qui intéressait les deux vaisseaux. Cette tumeur avait la forme et la grosseur d’un petit œuf de pigeon; elle offrait en bas et en dehors une déchirure irrégulière qui avait donné lieu à l’hémorragie par suite de l’amin- cissement graduel et de la rupture des parois de l'artère. Les ventricules latéraux étaient considérablement dilatés et remplis de sang coagulé. Le quatrième ventricule était également rempli de sang. Epanchement san-

guin autour de la moelle allongée, du cervelet et à la

base du cerveau; quelques plaques athéromateuses à la ‘surface interne de l’aorte.

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