OBSERVATION XVI
Mort subite par rupture d’un. anévrisme de l'artère basilaire. (D' RoGER : Archives générales: de Médecine.)
Homme de 58 ans, se plaignant depuis neuf mois de douleurs vives dans la tête. Les douleurs n ’avaient pas le
caractère lancinant, mais s’étendaient de locciput à la région frontale.
I1 fut tout d’un coup atteint d’une paralysie de la face, affectant toutes les parties qui reçoivent le mouvement du nerf de la septième paire. En même temps, les douleurs qu’il ressentait dans la région occipito-frontale augmentaient notablement. La langue n’était pas durcie, la déglutition facile. |
1 mourut subitement en écoutant raconter, à un de ses amis, une histoire qui l'avait déridé plus d’une fois.
Quinze jours avant sa mort, il avait été frappé pendant la nuit d’une hémiplégie du côté gauche : impossibilité de tirer la langue, perte de la parole et difficulté extrême pour avaler; cependant les facultés intellectuelles restèrent parfaitement nettes et la mémoire aussi
ponne que par le passé.
AUTOPSIE. __ On trouve un épanchement de sang (2 onces) à la surface du cerveau et un caillot solide à Ja base de cet organe; un épanchement séreux abondant dans les ventricules latéraux et en outre quelques caillots à la partie antérieure de ces ventricules. L° artère basilaire
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étant le siège d’un anévrisme, dans le voisinage du point où elle fournit jes artères cérébrales postérieures. Cet anévrisme avait le volume d’un gros pois et offrait une fente irrégulière et déchiquetée, par où s'était fait l’épanchement sanguin. Il était disposé de telle manière qu’il comprimait l’origine de la portion dure de la septième paire. |