‹ De la Mort subite ou suspecte rupture des anévrismes intra-crâniensChapitre 33 sur 36 · OBSERVATION XVII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVII

Mort par rupture d'un anévrisme de l'artère basilaire.

(Obs. de BAMBERGER : Ueber Hirnkraukeïten lungen-

der Physicolish medinischers; Trans. of the Path. Soc. of the London, 1865.)

Un marchand, âgé de 30 ans, qui n’avait jamais été malade et s’était seulement plaint dans les derniers temps

la séparation des feuillets de la dur

de douleurs de tête, vint à Würtzbourg, dans l'été de 1854, à l'Ecole de natation. Aussitôt qu’il récut sur la tête le jet d’une douche, il tomba sans connaissance; après avoir repris ses sens on le transporta à l'hôpital Julius. Il résta dans un état de torpeur et malgré tous les soins employés mourut le lendemain.

AUTOPSIE. — Anévrisme de l'artère basilaire, de la

grosseur d’une cerise, avec une ouverture large comme

une tête d’épingle par laquelle une grande quantité de sang s'était écoulée à la base du cerveau. Les autres organes, y compris le cœur et les vaisseaux n’offraient rien de particulier. L’action de la douche avait été évidemment la cause de la rupture de l’anévrisme qui vraisemblablement se serait rompu tôt ou tard par une cause

où par une autre.

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