DES PRINCIPALES MÉTHODES CHIRURGICALES PRÉCONISÉES
Le seul traitement efficace des grosses pyonéphroses reste une intervention sanglante.
Trois sortes d'opérations s’affrontent :
a) OPÉRATIONS PLASTIQUES CONSERVATRICES (qui sortent du cadre de notre travail et que nous ne faisons que mentionner.)
b) OPÉRATIONS DESTINÉES AU DRAINAGE CHIRURGICAL DES CAVITÉS RÉNALES INFECTÉES, SUIVIES OU NON D’ÉXÉ- RÈSE SECONDAIRE :
19) Néphrostomie définitive.
20) Néphrostomie temporaire suivie tôt ou tard d’une néphrectomie secondaire.
c) NEPHRECTOMIE D'EMBLÉE.
Nous allons passer en revue la valeur de ces différentes interventions, leurs indications respectives, et discuter ensuite les avantages et les inconvénients de chacune, en insistant particulièrement sur les indications et les résultats d’une néphrectomie d'emblée qui doit être considérée comme une opération idéale, vers laquelle vont toutes les préférences du chirurgien, dès qu’il y a la possibilité de la tenter.
a) OPÉRATIONS CONSERVATRICES
Il existe toute une série d'opérations plastiques qui ont eu leur heure de succès. Ces opérations ont été appliquées par Albarran, Kuster, Israel, Peterson, Kelly, et par beaucoup d’autres chirurgiens, mais actuellement, il faut reconnaître
qu’elles sont presque complètement abandonnées, par tous les chirurgiens et à juste titre.
Si ces opérations peuvent être encore indiquées pour certaines hydronéphroses, dans lesquelles le rein représente encore une certaine valeur secrétoire, ces opérations sont vouées à l’échee complet, en présence d’une pyonéphrose vraie.
€ Il est inutile de pratiquer une opération conservatrice, dit notre Maître M. le Professeur Legueu (1), lorsqu'un rein est considérablement dilaté, et que son parenchyme ne peut donner aueune secrétion utile ».
b) OPÉRATIONS DESTINÉES AU DRAINAGE CHIRURGICAL DES CAVITÉS RÉNALES INFECTÉES