‹ De la noblesse et des récompenses d'honneur chez les RomainsChapitre 119 sur 147 · Voy. p · texte numérisé non relu

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plus «f accès aux iatéréts, aux passions, à la partialité; Taatre offiraaU ààos son arbitraire même et dans ses applications directes, immédiates, circooscrites, plus de garantie morale ; quoique les plaintes du grondeur Caton contre Fulyios Mobilier pussent induire à penser que les géûéraux« soit par facilité de caractère, soit par désir de popularité, araient été quelquefois prodigues de ces dons honorables '. Cependant Feicés d'^indulgence ne fut jamais le défaut marquant des patriciens et des nobles a Tégard des plébéiens et des soldats ; et s'il y eut quelques faveurs subreptices pour des fils de sénateurs et de consuls, on peut dire qu'elles se continrent dans les bornes étroites de timides exceptions. Pour le légionnaire obscur, les dons militaires conservèrent toujours leur prix, parce qu'ils ne perdirent jamais leur caractère de conquête du courage. C'est en parlant des grandeurs triomphales que Cicéron disait : c Insignia virtutis multi etiam sine virtute assecutisunt^* Combien de gens ont obtenu les insignes de la

1. A. Gell., /. r. Relevons, eo passant, une singulière bé- Tue d'Aulu-Gelle, qui avait sans doute sous les yeux une copie du discours de Caton, et qui, prenant une exagération satirique de Torateur pour une affirmation historique et précise, dit que Fulvius avait donné des couronnes à ses soldats pour avoir creusé des puits et dressé les remparts des camps.

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