Ibid
avait répété souvent, lorsqu'il voyait les images de certains personnages sans gloire : * J*aîme mieux qu'on demande pourquoi Caton n'a pas de statue, que pourquoi on lui en a dressé une*.» L'abus était devenu si choquant, dès la fin du sixième siècle, que les censeurs Scipion Nasica et Popilius Lenas, en l'année 596, firent démolir ou fondre toutes les statues qui avaient usurpé une place dans le Forum, et ne laissèrent subsister que celles qui se recommandaient par un décret du peuple ou du sénat ^
La république vieillissante manqua de force pour défendre l'autorité de ses coutumes contre les caprices de la force toujours de plus en plus entreprenante et de l'orgueil toujours croissant. On n'avait pas imaginé autrefois qu'il fût possible de triompher par la guerre civile; des consuls, des dictateurs, triomphèrent des légions romaines, qu'ils avaient vaincues. Voyez le progrès dans le mépris des lois et des coutumes : Marins, pendant la guerre des Cimbres, donna, de sa pleine puissance, le droit de cité à deux cohortes de Camertins , pour avoir combattu < vaillamment contre les barbares ; il transgressait
1. Plut., Cat. maj,, L c. Il disait cela avant Tannée .H70 Voy. p. 199.