TITRES HONORIFIQUES
Autant la politique des Césars redoutait la gloire des hommes illustres Sautant elle se plaisait à multiplier les jouissances de la vanité. A l'imitation de l'ancienne république, la liste des sénateurs se divisait par catégories, suivant l'ordre des magistratures qui les y avaient fait
i. Tac.^ Ann. ni, 65, « primores cwitatis, quitus claritudo sua obsequiis protegenda erat, les grands qui devaient couvrir leur iUustration de leor servilité. »
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inscrire, OU qu'ils avaient exercées depuis : questoriensi édiliciens, tribunitiens, prétoriens*, et, en tête de tous les autres, les consulaires.
Quoique la liste, après la réforme, fût encore étendue au nombre de six cents *, on ne pouvait pas créer toujours des sénateurs, et les magistratures annuelles ne suflSsaient pas à satisfaire toutes les convoitises ou à récompenser tous les amis en faveur. Les empereurs imaginèrent de faire des émérites sans services, des titulaires de fonctions fictives. Le sénat en avait donné le premier l'exemple en décorant le jeune Octave, qui s'armait contre Antoine, des ornements consulaires ^ Non content de prodiguer les insignes et les honneurs du consulat et de la préture à des hommes qui n'avaient rien été de tout cela, les empereurs en firent don à quelques-uns même qui n'avaient point la capacité légale, à des affranchis, ministres de leurs plaisirs ou de leurs cruautés*.
On rencontre chez des écrivains^ et sur les
i. Cela fut toujours observé sous les divers empereuis : inter prœtorios, tribunitios, quœstorios adleeU. Orell. 798, 800, 922. Henz., 5494 ; Tac, E consularibus (kjectus inprœtorios,