‹ De la noblesse et des récompenses d'honneur chez les RomainsChapitre 79 sur 147 · Orell · texte numérisé non relu

Orell

5. TiLLEM., Hist. des emp., V, p. 36; Orell., 4417, Gratien; Ibid,, 68, Valentinien, II; I6«i., 4127, 4428, Arcadius et Ho-

NORIUS.

avec une splendeur et une signification toutes nouvelles. D'abord le patrice qu'il créa était . unique et à vie , supérieur par le rang aux préfets du prétoire, ne cédant le pas qu'aux consuls seulement. L'empereur l'appelait du nom de père *• C'était un dignitaire sans fonctions, mais apte à exercer tous les commandements , tous lespouvoirs^ Constantin eut son dessein en faisant cette création. La préfecture du prétoire, quoique d'une durée limitée à la volonté impériale, et affaiblie parDioclétien, quil' avait morcelée en quatre départements, n'était pas sans faire toujours quelque ombrage aux empereurs. Constantin fut bien aise de l'abaisser encore par la prééminence d'une autre dignité viagère et pouvant s'armer contre elle au premier ordre.

Tillemont observe qu'il ne se fit guère de patrices jusqu'à la fin du quatrième siècle. Mais dans le cinquième et les suivants , les nominations furent plus fréquentes, quoique toujours

1. ZosiM., n, 4, 40; Cassiod., Var., Vr, 2; Claddun., in Euir(yp,, H, yroL^ 50.

2. iElius Constance fut niaître général des deux milices (infanterie et cavalerie) et patrice, Orell., Ii4i ; Ricinier,de même, I6id., 1152. Narsès, ancien chambellan, était patrice quand il arracha l'Italie aux Ostrogoths, I6t(i., U62. Voy. GoDEF., Comm, du Cod, Théod., au titre de consul, prœf. prœt.y li?re VI.

ea très-'petit nombre ^ Les patrices finirent par devenir ce qu'avaient été les préfets du prétoire, des ministres dirigeants, des généraux d'armée, serviteurs redoutables au maître, faisant et défaisant les empereurs. Zenon sembla les relever encore par le décret qui exigeait que , pour arriver à cet honneur suprême, on eût passé par le consulat ou par les autres grandes magistratures ^

Les patrices furent ainsi les premiers entre les illustres, après les consuls cependant, parce que ceux-ci pouvaient avoir pour collègue le souverain. Telle est la raison qu'en donne le roi Théodoric par la plume de Cassiodore ^

Ici commence l'énumération des illustres dans la Notice y savoir : les quatre préfets du prétoire (Orient, Illyrie, Italie , Gaules) ; quatre maîtres généraux des milices , cavalerie et infanterie, en Orient * ; deux de cavalerie , un d'infanterie en Occident^; un grand chambellan , un grand maître des offices palatins, un secrétaire ora-

i. TiLLKM., Hist. des Emp,, IV, p. 285.

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