N° XVII. —— PARALYSIE GÉNÉRALE AU DEUXIÈME : DEGRÉ
Dérangement intellectuel peu sensible ; un peu Me tard , faiblesse dés membres abdominaux; agitation maniaque, fureur. La paralysie gagne la langue; la progression devient ‘incertaine, le délire épuise
. le sujet; mort rapide. — Injection des os du crâne : sérosité entre les
lames de Pernod: infiltratios des méninges; substance grise
adhérente à la pie- mère et s’enlevant par plaques ; coloration violacée de cette même substance; coloration dans la substance grise du
. scervelet et dans celle du prolongement rachidien G).
G..., âgé de trente-sept ans, ayant les cavités
* (1) Service de M. Royer-Collard: ‘
66: HYNIIDE YEN FARALYSIE; | bien développées , les membres fortement musclés, ja peau brune; les chereux.et les sourcils noirs; issu d’une mère hystérique et d’un père presque imbécile, ayant un frère aliéné, exerce la profession de pâtissier, et est trés sujet aux maux de tête; il a été asphyxié une à deux fois par fa va- | peur du charbon; a jeu des maladies, vénériennes traitées par le mercure; à fait la guérre, a abusé quelquefois des liqueurs fortes, et vient de se marier pour la troisième fois: Son caractère est vifet turbulent; il travaille en général beaucoup, et s’affecte pour la plus légère contrariété. Il a éprouvé des chagrins , et, suivant toute propane ‘ils ont provoqué le dérangement qu'on observe dans les fonctions cérébrales. Ce dérangement date de cinq à. six mois ; il ne s’est point an noncé avec des apparences fâcheuses : il consistait d’abord en des bizarreries ; un, défaut .d’aptitude ; une réunion de particularités, qu'alors on remarquait à peine : plus tard , les jambes devinrent faibles, et les accidents ‘parurent un pen plus sérieux ; cependant on les négligea jusqu'au moment où le délire éclata. | H y avait trois mois, au moins, que Ia prononciation était obscure, et la progression mal assurée, lorsque je vis le malade pour:la première fois: il était sous l'influence du délire le plus vaste et le plusibruyant; il poussait des cris horribles, repoussait ceux qui s’approchaient de lui, se disait empe-
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