LUN D MPUUDE | AR PARALYSIE
+ une congeslion sanguine, un épanchement san-
CRT Es
puine un ramollissement aigu, ou toute autre.altération connue ; elle constitue bien une espèce à
part, ayant ses causes , ses signess sa marche et
$a terminaison , etc. On se demande si elle peut ,
avec tous les caractères qui lui serontiassignés, se
présenter chez les personnes dont l'intelligence
est saine? ou, en d’autres termes , si elle peut avoir une existence tsolée et indépendante de l’aliénation
mentale ? Je ne le pense pas, PArREqRe je regarde
comme une chose impossible que ‘la raison reste
long-temps intacte, quand Île cerveau est aussi
proïondément affecté qu'il a coutume de l'être dans le cas de paralysie générale. Au contraire ,
cette maladie est très répandue parmi les aliénés, ct elle est une des complications les plus. funestes des vésanies. Les médecins qui font une,
étude spéciale des affections mentales “savent tous à quoi s'en tenir à cet égard, et chaque fois
qu'ils sont consultés dans l'intérêt d’un aliéné, ils
ont le soin d'examiner si la progression est facile
ct assurée ; si la prononciation est exempte d’em-
barras, ou ACÉURIRABUÉE de bégaiement ; ils hési-
tent rarement à déclarer Ja maladie incurable s'ils
parviennent à constater l'existence de la paralysie Aude légers que soient ses symptômes (1).
* Avant d’avoir ouvert un certain nombre d indi-
“ iÿ Gi) M. Ésquirol a le pren fixé l'atention sur ce point, et a signalé la gravité. du Pronds tes #°
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| CONSIDÉRÉE CHEZ LES ALIÉNÉS 9 vidus morts sous l'influence de la paralysie géné- . rale des aliénés, il était tout naturel qu’on s’at- . tendiît à trouver, à l’ouverture’du crâne, quelques
unes des altérations qu’on a coutume de rencontrer chez les personnes qui succombent après avoir éprouvé de leur vivant , soit des congestions sanguines vers la tête, soit des némorrhagies cérébrales légères et souvent répétées ; mais l’expé-
rience n’a pas justifié ce soupçon, et les résultats
d’anatomie-pathologique consignés dans cet écrit semblent établir avec une espèce de certitude que les symptômes se rattachent à la présence d’une
phlegmasie chronique qui se développe dans la pulpe cérébrale et prédomine à son pourtour ; cependant.
je n’ai pas osé adopter sans restriction le nom d’encéphalite chronique , que la maladie me paraît
mériter, et j'ai substitué à cette dénomination celle
de paralysie générale des aliénés (1). Je n'’ignore
‘ pas que ma locution est vicieuse ; qu'elle donne
idée du désordre de la fonction , au lieu dé rappeler à l'esprit l’altération matérielle qui provoque ce désordre. Mais elle est exempte d’un inconvénient grave ; elle n’érige pas en vérité démontrée
une vérité qui peut avoir besoin d’être étayée par
de nouveaux faits.
(1) M. le docteur Delaye, dans sa Dissertation inaugurale, emploie # À e . . + e ‘ 4 ° la dénomination de Paralysie générale incomplète. (Paris, 1° novembre