OBSERVATION XLII
LÏPÉMANIE, SUICIDE ET HOMICIDE 5 ERYTHÈME PELLAGREUX; MORT.
La malade qui a été le sujet de l'observation de M. Brière de Boismont, habitait Paris depuis de longues années; sa position de fortune était bonne. Atteinte d'une monomanie triste, avec tendance au suicide et à l'homicide, dont elle avait déjà souffert quinze ans auparavant, elle passa trois mois dans l'établissement avant d'offrir les symptômes de l'affeclion cutanée.
Lorsque celle-ci se fut développée, elle fut vue par MM. Gibert, Rayer, Baillarger, pour lesquels elle ne fut l'objet d'aucun doute. La marche de la dermatose fut suivie avec beaucoup de soin ; elle parcourut son évolution dans l'établissement et avait disparu ne laissant qu'une teinte jaunâtre, lorsque la malade succomba à une anasarque. La durée du séjour de cette dame avait été de vingt et un mois.
Société Médicale d'Emulation de Paris. Séance du 5 Mai 1860.
ODSEllVATATIONS.
Ces observations de pellagre sporadique sembleraient, on le voit, copiées sur celles des pays a maïs publiées par Caldcrini, Strambio, Brière deBoismont, Hameau, Gintrac, Marchant, Lalesque , Cazaban, Courty, etc., etc., et quelques desiderata que puisse laisser chacune d'elles prise isolément, il résulte de leurs analogies et de leurs différences des données assez précises pour nous permettre de tracer maintenant le tableau fidèle de la maladie.