BEDFORD STREET, BEDFORD SQUARE
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AVANT-PROPOS
Il est difficile de révoquer en doute les progrès que la médecine a faits dans ces derniers temps. Il suffit, pour en démontrer la réalité, de rappeler la nature des travaux qui ont été récemment publiés. Des observations, des expériences, des corollaires déduits de faits bien vus, voilà désormais les seuls moyens de faire la réputation d’un ouvrage. Le Traité de l’Auscultation médiate , les Elémens d’ Anatomie de l’homme , le Précis élémentaire de Physiologie, la Clinique médicale, etc., sont des livres qui ne périront pas, parce qu’ils contiennent des vérités utiles, et que la vérité est de tous les temps.
Pénétré de ces idées, et pensant que la percussion, telle qu’elle est ordinairement pratiquée, laisse quelque chose à désirer, j’ai cherché à 'la perfectionner par la marche expérimentale. Des hommes dont l’exactitude d’esprit et la sévérité de jugement m’étaient connues ont bien voulu m’aider de leur présence et m’éclairer par leurs conseils; et
viij avant-propos.
si les inductions auxquelles nos travaux communs nous ont conduits sont de quelque valeur, ce sera à leurs bons avis qUe je m’en croirai redevable. Si les faits que je publie n’ont pas toute l’importance que j’y attache, peut-être ne seront-ils pas complètement perdus, parce que des expériences faites avec exactitude et sans passion ont toujours quelque chose d’utile.
Plusieurs médecins recommandables pensent que l’emploi des moyens que je propose peut être remplacé par la percussion directe. Le prix que j’attache à leur opinion me fait un devoir d’établir soit dans les généralités, soit à l’occasion de chaque région et de chaque organe , un parallèle entre ces deux moyens de diagnostic. Peut-être m’abusé-je sur la préférence qui me semble devoir être accordée à la percussion médiate. Peut-être les sens d’autres expérimentateurs sont-ils plus développés que les miens. Peut-être déco livrent- ils, à l’aide de la méthode d’Âvenbrugger , des nuances de son très-peu distinctes pour moi , tandis qu’elles sont faciles à saisir dès que je me sers du plessimètre; mais j’ose espérer du moins que mes recherches sur la percussion , réitérées et perfectionnées , pourront dissiper quelques-unes des nombreuses obscurités qui entourent l’art du diagnostic.
La marche suivante est en général celle qui m’a
AVANT-PROPOS
paru la plus convenable pour rëlude de chaque cavité, ou de chaque organe :
i" Des considérations d’anatomie dans les états normal et anormal, et c[ul se rapportent à des dispositions physiques que la percussion médiate puisse faire reconnaître.
2° Des observations et des expériences faites sur l’homme sain, malade, ou sur les cadavres, dans la vue de reconnaître à priori ces dispositions physiques.
5° Les corollaires qu’on peut déduire de ces faits.
4° L’état actuel de la science sur le diagnostic des lésions physiques, accessibles à la percussion médiate.
Dans le court exposé des observations que j’ai recueillies, j’ai souvent' cité le nom des témoins honorables qu’elles ont eus, moins pour prouver que je dis vrai, que pour me garantir de l’esprit d’exagération qu’inspirent si mturellement de pre miers travaux.
Qu’il me soit permis d’adresser ici des remerciemens à plusieurs médecins des hôpitaux, qui ont bien voulu faciliter mes recherches , m’aider de leurs lumières, discuter mes opinions et joindre même des faits à ceux que j’ai eu l’occasion d’observer. MM. Bally, Fouquier, Gayol, Récamier,
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Magendie, etc., ont accueilli avec intérêt et bonté des recherches que j’ai cru de mon devoir de leur soumettre' Je dois à MM. Serres et LIsfranc d’avoir pu varier, dans l’amphithéâtre des hôpitaux, mes expériences sur le cadavre; et je profite de cette occasion pour leur en témoigner publiquement ma reconnaissance.
MÉDIATE