ET DES SIGNES PHYSIQUES
Ilarrlvera meme quelquefois que des états opposés d*un organe produiront^ dans les aulies appaieilS) des phénomènes qui ne différeront pas entre eux ; l’absence du sang vers le poumon , à la suite de l’hémorrhagie, est suivie des mouvemens qui déterminent le soupir, les baillemens ; et ces phénomènes ont également lieu quand , dans la strangulation , le sang s’accumule vers les organes respiratoires.
Les signes fonctionels directs, plus positifs sans doute, sont loin cependant d’éclairer suffisamment sur la nature delà maladie. Üne irritation spontanée, la présence de fluides stimulans ou de corps étrangers, une lésion nerveuse idiopathique, ou même sympathique de l’affection d’un autre organe , produisent également dans l’estomac, la douleur, la nausée, le vomissement. Ainsi les signes fonctionels peuvent apprendre qu’un organe souffre, mais souvent ils sont insuffisans pour déterminer comment et à la suite de quelle cause cette souffrance a lieu.
Les signes physiques indirects ne peuvent guère indiquer par eux-mêmes l’existence d’une maladie j ainsi le raccourcissement du membre dans la luxation spontanée, considéré isolément , n’apprendra rien sur le siège réel de l’affection, et ce siège deviendra évident si des signes d’une autre espèce sont rapprochés de celui-ci.
Les signes physiques directs sont de tous les plus certains. Ils ne peuvent être variables, puisqu’ils sont en rapport avec les propriétés physiques des organes. Le cathétérisme, qui fait reconnaître un calcul, le toucher de l’abdomen, qui y fait distinguer
«ES SIGNES FONCTIONELS
une tumeur, la percussion du thorax, qui y fait découvrir un son mat , les esquilles senties par la main du chirurgien qui explore une solution de continuité soupçonnée dans un os, fournissent les signes physiques directs des états qu’ils font reconnaître. Dans cet utérus dont les signes fonctionels avaient dénoté la souffrance sans la préciser , le spéculum ou . le doigt de l’explorateur font reconnaître un polype, un prolapsus ou des végétations carcinomateuses , etc... Faciles à saisir, parce qu’ils tombent immédiatement sous les Sens, les signes physiques directs font de la partie du diagnostic qui les concerne une série de connaissances aussi précises que celles qui ont rapport aux sciences physiques les plus exactes.
Mais la nature du mal, ses causes, n’en échappent pas moins quelquefois à ces explorations importantes; ainsi le cathétérisme n’apprend pas quelle est la nature chimique du calcul qu’il fait sentir. Il est souvent difficile de décider si une tumeur abdominale est ou n’est pas carcinomateuse ; si le pour mon est le siège d’un simple engouement ou d’une péripneumonie : il faut dès-lors, pour lever toutes les difficultés, que d’autres signes physiques viennent éclairer les premiers, ou qu’ils soient fortifiés par les inductions tirées de phénomènes fonctionels directs ou indirects.
Quand les signes physiques exigent la réunion de plusieurs phénomènes fonctionels pour éclairer le diagnostic, celui-ci a, en général, peu de certitude. Un signe physique produit par l’exercice d’une fonction est même moins sûr que celui auquel