‹ De la péricardite blennorrhagiqueChapitre 27 sur 30 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

(Empruntée à Souplet.)

Le nommé Borow..…., fourreur, âgé de vingt-neuf ans, entre le 9 mai 1891, salle 6, lit n° 13, à l'hôpital du Midi, dans le service de M. Balzer. Il vient pour une orchite gauche datant de six jours, survenue au cours d’une blennorrhagie qui a commencé il y a vingt-trois jours. La blennorrhagie est ordinaire; l’orchite, d’intensité moyenne. Nous constatons en outre un début d’orchite droite.

Le malade jusqu'ici n’a pas fait de traitement et n'a pas pris d’injections. Repos au lit, stypage, bicarbonate de soude, salol. Rien dans les urines. Robuste, quoique maigre, il n’a jamais été malade. Pas de renseignements sur ses antécédents héréditaires.

15 mai. — Ju qu'ici rien de remarquable à noter, ni à propos de l'écoulement ni relativement aux orchites. Ce matin le malade se plaint d'inappétence, de nausées légères; il accuse quelques douleurs au niveau des dernières côtes et du diaphragme; état fébrile insignifiant. Pouls normal, plein, un peu accéléré. Urines normales.

24 mai. — Cet état persiste toujours, et rien jusqu'ici n’a pu l'expliquer; cependant aucune amélioration ne s’est produite. Les

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je déroute Guise roimt fable pied né de Qi

Ed pra douleurs diaphragmatiques sont plus vives. Un peu d’agitation; le malade. dort mal, L'état fébrile s’accuse plutôt: température, 38 degrés ce matin. Le pouls est plein, accéléré. Enfin l’on constate des frottements péricardiques intenses.

Les jours suivants les frottements sont toujours intenses; on les perçoit mieux encore quand le malade est assis. Ils présentent, d’un jour à l’autre, des variations d'intensité et de timbre. Pas d'augmentation sensible de la zone de matité cardiaque. Teinture d’iode, ventouses scarifiées. En même temps diminution du bruit respiratoire aux deux bases, et frottements-râles surtout à droite.

L'état général est resté troublé: insomnie, agitation; le malade parle à chaque instant de se lever; oppression assez vive. La température monte un soir jusqu’à 39°,8.

29 mai. — Les frottements ont pour ainsi dire disparu. La respiration s'améliore. Plus de fièvre. Très grande amélioration.

5 juin. — Guérison. Rien au cœur, rien au poumon. Les deux épididymites sont terminées : on ne constate que de l’induration, et encore peu volumineuse.

Il est à noter qu’en dehors des faits signalés le malade n’a rien présenté. Il n’y a jamais eu de cystite, jamais d’albumine dans l’urine. Enfin nous n’avons jamais rien constaté de rhumatismal.

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