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RÈGLES DU DEUIL POUR LA MORT D'UN EMPEREUR

Voici un document concernant le deuil qui suivit la mort de l'Empereur Hi-Ton: p. 166. « Nous, membres du Phu-Lieu, le quatorzième jour du quatrième mois de l’année, Giap-Than (1704), attendu que par suite du décès de l'Empereur, il y a lieu de fixer les règles de deuil après avoir délibéré, sur les rites anciens, avons arrêté les prescriptions suivantes :

« Toutes les personnes des deux sexes appartenant à la famille impériales ou issues de la souche impériale se conformeront, pour la réglementation de leur deuil, aux règles fixées par le rituel familial.

« Les mandarins militaires depuis les thu-ve, marquis et audessus, les madarins civils, depuis les Khoa-dao hien, lieu-su

et au-dessus, les eunuques du Palais à partir du grade de thien-

thai-gia et au-dessus, devront porter le deuil de trois ans. Ils adopteront pour leurs robes, chapeaux et ceintures de cour, la couleur noire. Dans le service, ils porteront des robes de

cotonnade de couleur noire et des bonnets de crépon noir.

Dans la salle d'audience du Palais, pour diriger les affaires de ‘#4 leur service, dans leurs bureaux, ils se serviront de lits en

bambou et de nattes de paille pour leurs hamacs, ils se servi-

ront de supports en bambou ; pour leurs chevaux ils feront

usage de selles de couleur noire,

« Les mandarins civils depuis le grade de Vieu-Ngoai-lang tri-phu et au-dessus, les mandarins militaires depuis le grade de thiem; do et au-dessus, les eunuques du Palais depuis le grade de de-diem et au-dessus, devront porter le deuil d’un an. Les femmes de tous les fonctionnaires civils et militaires ayant droit au titre de Manh-phu (à partir du troisième degré et au-dessus), devront porter le deuil d’un an; celles n'ayant pas droit à ce titre porteront le deuil de cinq mois.

« Les mandarins civils à partir du grade de tu-thua, dongtri-phu et au-dessus, les mandarins militaires depuis le grade de chi-huy-su et au-dessus, les eunuques du Palais depuis le grade de phung-ngu et au-dessus porteront le deuil de 9 mois.

« Les étudiants pourvus de titres par faveur à cause des mérites de leurs ascendants, les lettrés gradués, les étudiants pensionnés, les étudiants divers, les fils et petits-fils de mandarins, devront porter le deuil de 5 mois.

« Tous ceux qui sont pourvus de fonctions administratives quelconques, dépendant de l'Etat, ainsi que les employés de la police, les calligraphes, les rédacteurs du service des Xa-nhon, les employés de tous les bureaux, et les chefs de village, devront porter le deuil de 5 mois. Toutes les personnes énumérées ci-dessus, devront, par leur costume et leur bonnet de service, employer la cotonnade de couleur noire.

« Tous les habitants de l’Empire devront porter le deuil pendant 27 jours. Pour tous les deuils énumérés, ci-dessus, le port de costumes comportant des ornements de soie de couleurs voyantes, pierres précieuses, jades, matières d’or et d’argent est interdit. Il est également interdit de se marier durant ces mémes périodes. Ces instructions prendront fin à l'expiration des périodes de deuil. Cependant, on ne pourra, en aucun cas, contracter mariage avant un délai de cent jours (à dater du jour du décès du Souverain). Les chants, les musiques sont interdits pendant une période de trois ans, aun que tout soit d'accord avec les règles du Deuil. »

Recueil des actes du Ngu-phu-phü-lieu. -

ART. 296, p. 197. — Lorsque des hommes remarquables par

leur piété filiale ou leur amour paternel, ou des femmes illustres par leur chasteté, n’auront pas été signalés au Souverain, il leur sera accordé des marques d'honneur et des récompenses au-dessus de celles prévues ordinairement. Lorsque des gens troubleront les règles de devoirs sociaux ou violeront les vertus cardinales, et que les faits n’auront pas été portés à la connaissance du Souverain pour être punis, on prononcera contre les fonctionnaires des lo et huyen coupables d’avoir gardé le

silence, une peine d’abaissement ou d'amende.

DES SUCCESSIONS LOIS PROMULGUÉES A LA DEUXIÈME ANNÉE QUANG-THUAN (1461)

ART. 2, p. 284. — Les enfants et les petits-enfants qui porteront plaintes inconsidérément en revendication de terres, étangs où habitations vendus par leur père ou par leur mère sous prétexte que ce sont des biens Huong-Hoa, couvrant ainsi d’opprobe leur père ou leur mère seront, lorsqu'il y aura eu un testament, punis pour manque de piété filiale et privés de leur part d’héritage. Lorsque, par devoir filial, un fils demandera à exécuter la clause de garantie de l'acte de vente, une transaction pour le rachat pourra être autorisée. Lorsque les parents auront établi et remis à leurs enfants leur testament et les titres de propriété, si les uns ont reçu une part grasse et les autres une part maigre, il sera permis aux enfants de procéder selon leur convenance à un nouveau partage auquel tout le monde acquiescera. Si l'aîné se refuse obstinément à un (nouveau) partage et met ainsi ses frères désavantagés dans l’obligation d’adresser une réclamation aux tribunaux, il sera puni.

Cependant, lorsqu'un père ou une mère, voulant reconnaître et récompenser les bons sentiments de piété filiale et d'amour fraternel dont aura fait preuve un de ses enfants, lui aura accordé, par acte de donation, spéciale, un supplément de part (cette dérogation à la règle) sera permise. Lorsque cet acte de donation spéciale n’existera pas, (la détention de ces biens) sera

considérée comme un « ravissement ».

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