‹ De la pigmentation des muqueuses dans la mélanodermie phtiriasique et du diagnostic différentiel de cette affection avec la maladie d'AddisonChapitre 20 sur 29 · UNE · texte numérisé non relu

UNE

existe autour des vaisseaux et dans les conjonctives (Grisel). De même, dans les points éloignés des vaisseaux, il n'existe aucune granulation pigmentaire. Telles sont donc les lésions histologiques de la peau dans la maladie des vagabonds.

Comme on le voit, les lésions diffèrent de la maladie d'Addison. Il existe, en effet, dans cette affection, une surcharge pigmentaire considérable dans les cellules de la couche germinative de l’épiderme et une coupe histologique de la peau d'un addisonien ne diffère pas de celle de la peau d’un nègre; dans les corps papillaires, dans le chorion, les cellules pigmentées se trouvent en nombre bien moins considérable.

$ 2. — Examen des capsules surrénales.

Les capsules surrénales ont été examinées dans plusieurs cas de maladie des vagabonds. | Elles ont été examinées dans le cas de Greenhow et s’accompagnaient d'une cachexie marquée : l’autopsie montra l'absence de lésions des capsules surrénales. Dans l'observation de M. Chauffard où 1l existait de la tuberculose pulmonaire qui enleva le malade, il y avait également absence de lésions des capsules surrénales. Dans le cas de M. Bondet rapporté par Grisel, le malade présentait un degré d'asthénie et de cachexie des plus prononcées, 1l se remit d’une façon presque complèle, mais succomba à une pneumonie intercurrente. Les capsules surrénales furent examinées. les cellules de la couche corticale paraissaient contenir une grande quantité de granulations graisseuses, elles étaient toutes

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déformées. La limite entre les deux substances était établie par la présence d’une couche assez épaisse de sang et de cellules en dégénérescence graisseuse. Les cellules de la substance médullaire étaient encore plus déformées que celles de la substance corticale, moins distinctes les unes des autres. En plusieurs points, on trouvait de petites hémorragies de faible étendue non -enkystées ; en aucun point, il n'existait de follicules géants, de dégénérescences caséeuses, de tissüs embryonnaires, de kystes, n1 de formalions fibreuses et l’auteur a pu conclure à l’absence de lésions spécifiques des capsules surrénales, les lésions ci-dessus n'étant que des altérations post mortem. L'examen du système nerveux. sympathique (nerf splanchnique et ganglions du sympathique abdominal) n’a pas été pratiqué.

Dans un des trois cas de Duplanter, les capsules

surrénales ont été examinées ; elles ne portaient absolument aucune lésion macroscopique ni microscopique. __ Dans notre observation qui a été suivie d’autopsie, nous avons vu également que les capsules surrénales étaient absolument normales à la coupe, qu'il n’y avait aucune trace de tuberculose caséeuse, de lésions fibreuses, ni d’hémorragie.

Nous sommes donc en présence de 5 observations de mladies des vagabonds suivies d’autopsies et dans ces D cas, on peut dire qu'il n'existait aucune lésion des capsules surrénales. Il convient cependant de faire remarquer que dans les 5 cas en question, le système nerveux sympathique n’a pas été examiné ; il est certain qu'il y a là une lacune, que peut-être les lésions nerveuses auraient pu expliquer les symptômes cutanés, le trouble

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