ONE =: ATEN
f LU ï + i % ; = J j To | : J : d + | F ï . dc 4 . : 4 + L L— > L "ge | e. ll ER ÿ LC ré Res el 4 F = 1 F= SES | Ts de eu ocre - __. : . —— - — pe pe, opens : ee rail ns qe mr nr ir Lg Se , | : * Ê ET Bert 1248 d = (" CPE Fe, A PAT RUE PE ai bn É- “4 Eu Re Tera = ee ie Ê: Ne " ES a cet ER À El SE NE : LL i 1 1 ï Pi sl 1 LEURS Eee, à "+ ss. re st rt) ‘ é | } ce | 4 . è à 1 e F ,
sis +
22 eat : r à mr = + en pes.
= ÿ LA
EE
AE A 2 re oi Te ME DRE De MEL ET GOT a La r Tete he À 7 ‘ æ à ; Er LEA LE Et 4 F z ; d'à : ! | DE 0
F e 7 FLE: Ft Ait ï Cr TP CT :, . + rm ” % D j re PRE CORTE RE : | \ : !
o s 6 G re ri . Es pe FR ar RTE £ LETTRE En NL: ST en RTET DRE 2" - ss pts : = nr aus ne = à m'a DPF NE UE bon = Lt Ce PP EN £ L DT ef EE Vote OR ES US Vi 4 PER dE ES Se cr æ hd RE Eure PT OR ni LA RE 7 æ . a PT a LUE s. he REET rose j 26: Fe rie ET AUS RE EN ERRES 4H EE: ET ve air te sa Fab % | » A ps ÉT SP 1 t * ES ESF ï ra : f 3 rs Lt fr - à
CAE NOT PÉDE dE RE Là
FA RE NP ar L'RJYEA + 1
pt Te A JE s FA Ÿ de Fr HET Pan F L4
Cat Mug UE À Î DNA NN , s fe, ‘a £ £ { : | & 2 i { V FF NET nn nl ue D br TT ie
È dæ =" | di Le
FRRE: 1 Fra PS CAR - DT 2) sé s | = 1e ER se NE à lp Ba - # CL eh — ee ire am ant LME UT, F TRE NO PE LE AN LE | :
rer br À # É “J = 10 “ RE | ir” | ! À L = M PE 4 L 1 !
FA ere dE EPFL dt LA MERE MP pi El ec eee ts —
É Ë | s RE om log D 3-2 AR var be Rae. ah Eh nd EURE T HU “sh emv-ssris es Les pe ee Te TE mt ) , à ; ;
aus po. mr bn. À
LEA ms Re TE mel et 3 rt nom fe ee Re RE 11 A FF L #
ru à ae reg en a mr s.
EP ER ET “a RP re ét qe re or me ME MR © D SP D NRA PES er SIT AE ee A EE a GT EE PSE Le : s = = b Se 2.3 = is ae at = ; me st A ee Sn
nie Eee nn |
le
Es ss : à
lève, d’un humus noir et profond, admirablement riche. La preuve, on l’a dans les champs adjacents à ces prairies d'apparence désolée, couverts d’une superbe moisson de luzerne, de mais, d'avoine ou de blé. Entrelesrailsdu chemin de fer, l'herbe pousse si haut et si vite qu’on est forcé de la faucher très souvent.
On traverse des villages, tous pareils, aux maisons faites de briques crues sans revêtement, ce qui donne aux constructions un air inachevé, misérable et triste. L'absence de verdure et de fleurs accroît encore la mélancolie des bourgs aux rues désertes
et poussiéreuses, larges comme des boulevards. Sous
ce ciel bleu resplendissant, quelques arbres et des fleurs seraient pour l'œil un repos et une joie. Mais les colons espagnols et italiens sen soucient peu. Leur demeure n’est souvent qu’une halte qu'ils abandonneront à la première occasion, et leur souci de s'enrichir vite supprime chez eux la préoccupation du bien-être et du confort.
Vers Bolivar, nous croisons des trains chargés de machines agricoles et de moutons, entassés dans leurs wagons à claire-voie. Ils arrivent des grandes estancias voisines, échelonnées au long de la voie ferrée, vers Ibarra, Daireaux, La Larga. La plaine n’est ici qu une immense prairie tachetée de troupeaux.
L'administration du chemin de fer avait chargé un
ingénieur de grande valeur, M. Labarthe, de nous
accompagner. (était un aimable et intelligent compagnon, d’origine basque française, qui devait nous
renseigner avec précision sur les ressources des ré-
ions que nous allions parcourir.
Comme je lui demandais où allaient tous ces moutons : |
PRES NET ec AE = ea ee RSR Etes :
SR TE RÉ OMS EE de me MOOD REP T N SEN Re ET Le OR SR EE 2 M de AT PE RE ER E =, nas 27" ï À n sE ; i 2" — ei
: * : M fr pr nt EST Cu néons une ut lon Pin TRS mie mm fee = RER - !
a dE —#ms * NE SRE SO
AY ae 2 — Ê .
nr =
Ce Ge: + Et $ l VAN" “ SAT | Ë
a! sn + pomme (ait La
—— Vers Cordoba sans doute, me dit-il. Car icile campo desséché ne peut plus les nourrir cette année. Heureusement pour les estancieros, la Compagnie des chemins de fer du Sud, pendant ces périodes maudites, facilite le transport du bétail par l'abaissement des tarifs de grandes distances’. Bœufs, vacheset moutons vont se refaire dans les luzernières de Cordoba et reviennent quand la pluie a reverdi les champs. Ainsi sont sauvées des milliers de têtes de bétail.
Cette zone, presque entièrement consacrée à l’élevage extensif, produirait bien plus, surtout le long des voies ferrées, si l’estanciero sortait de sa nonchalance, car la terre y est excellente et propice à l’agriculture. À peine une bande de 4 kilomètres est-elle, de ci de là, actuellement cultivée en blé, lin ou maïs de chaque côté de la ligne.
Vers le soir, le train se gara à la station de Guamini, petit bourg silencieux situé à 200 kilomètres de Buenos-Aires. Nous quittâmes la’gare et, avant de diner, nous voulümes aller prendre Pair de la pampa. Elle s’étendait, devant nous, immense, comme un désert herbeux, sans un arbre, sans une maison, sans le moindre rancho, sans même quelque troupeau wisible qui eût pu l’animer. Tournant le dos au village, nous avions la sensation réelle d’être au milieu d'un
1. Ainsi on paye pour le transport de 109 moutons ou de 12 vaches :
Pour 100 kilomèires......... 50 francs Pour 300 kilomètres.....,.., 82 fr. 70 Pour 600 kilomètres....,..... 116 francs Pour 900 kilomètres......... 132 —
POITÉ des 164 N + 2 2 1 Le EL fr in dit ] r Levi a 0 5e, ire 23 LL EE ER db ee, AS hi né Et #40 HOT LPS: __
4 Ps 7 F 7 ÉCOLE RSR ARRET ER EE À }
mise LE En + FX Ve re nan : TS 2 Ca : cire Lit dcr À > PRE PT TE OL pe ed, , FA ALTER RIT VA Lo . re | … DR GA a. ce hat < “A . | 3 ET NET ee ep re ee at, LI be den - = ST PT: " = FR pes AAT-RS oc FES se te DE « 4 nr 71000 ROVER OVER # ; ve ri (à Ré D va 74e ai, porc ; Eu ef L'el de À ag 4) $ DS #1) j Pi (RE + d a À 24 ROPETS UAELE
mere tm ne TEST, ERP rs =" © Le a ER RENE 1 EN LE 1. EURE RES (A7: a A S- ES Sante A ” sn d
LS LOT RE LR 5 En ST gr onde mn LS COTE.
ER £ +. + PRES Pret = = EN Tr ep 1 = 26
Océan stable. Un silence absolu régnait sur l'étendue, el, Sans grand effort d'imaginalion, on pouvait évoquer, vers l'horizon assombri, la chevauchée farouche de ces Indiens Pehuelches, qui, le front ceint d’un bandeau, venaient Jusqu'ici, il y a trente ans encore, piller les estancias et ravir le bétail.
Le lendemain recommença la même traversée de pâturages, de champs de blé et d'avoine. À la fin du deuxième jour, cependant, quelques monticules et des dunes aux ondulations gracieuses charmèrent nos regards étonnés. Près de Carhué, le profil de la Sierra de la Ventana se dessina dans l’azur profond du ciel, et la montagne nous apparut dépaysée et comme artificielle au milieu de cette horizontalité à laquelle notre regard s’accoutumait. Elle commence là, par des pentes douces et égales, puis multiplie ses plans. La plaine qui paraissait n’avoir point de limite s’arrête enfin, bornée par celle barrière qui l’enserre dans un énorme are de cercle.
Nous voici dans une des zones de culture du blé les plus fécondes de l'Argentine avec celle de Rosario et du Parana. La terre légèrement calcaire donne au pied de la Sierra un froment de qualité supérieure. Aussi des colonies agricoles s’y sont-elles formées. C'est ici que la Société de Curumalan, dont j'ai conté ailleurs l'histoire, lotit 242,000 hectares vendus à des colons à raison de 110 à 150 francs selon leur valeur et leur situation. Une partie fut acquise par des Italiens qui exploitent 10,000 hectares, une autre
par des Gallois, venus de leur colonie du Chubut, qui en cultivent 20,000 à Colonel-Suarez en compa-