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LE COMMERCE FRANCAIS

Malgré les conditions avantageuses que lui faisaient l'ancienneté de ses rapports commerciaux avec la République Argentine, la parenté de race et de langue, surtout la communauté des goûts, la France, je l'ai dit, s’est laissée de beaucoup distancer par ses concurrents européens, de sorte qu’elle n’occupe aujourd'hui, dans le total des échanges, que le quatrième rang après l’Angleterre, l'Allemagne et les Etats-Unis. Non point que les chiffres de ses importations et exportations aient diminué. Leur échelle a suivi une montée lente et progressive. Mais le progrès des autres nations fut beaucoup plus rapide et important.

Alors que, par exemple, l'Allemagne vendait à l’Argentine, en 4870, pour 8 millions de francs de ses produits, elle est arrivée, en 1909, à 293 millions! en chiffres ronds; la Belgique est passée, durant le même laps de temps, de 6 millions à 68 millions: l'Espagne, de 10 millions à 47 millions; l'Italie, de © millions 1/2 à 134 millions; l'Angleterre, de 64 millions 1/2 à 500 millions; les États-Unis, de 14 millions à 215 millions, et enfin la France, de 64 millions à 154 millions.

L’importation des produits argentins en Europe a Suivi à peu près la même progression. En 1870,

1. 183 millions, d’après les statistiques allemandes. L'explication

de cette différence est donnée dans un chapitre suivant : « Les Allemands. »

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