‹ De la Plata à la Cordillère des AndesChapitre 42 sur 273 · EN Î · texte numérisé non relu

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neuf heures à peine de chemin de fer séparent de f Buenos-Aires.

Mar-del-Plata! On en parle autant que du Colon, on s’enorgueillit de ses villas somptueuses, de son unique el vaste hôtel-casino, où se réunissent, pendant quelques semaines, toutes les fortunes, toutes les élégances, tous les joyaux de l'Argentine.

Autrefois, il ne venait ici qu’un petit nombre de familles qui se connaissaient intimement et formaient cercle. Si d’autres avaient l'audace de s'installer à l’hôtel Bristol, et d'y mener le même train, le vide se faisait autour d’elles et les timides n’y revenaient plus, Mais cette coterie ne put résister à l’envahissement des fortunes, au besoin de se montrer et d'imiter. Mar-del-Plata devint la Foire aux Vanités de l'Argentine. L'hôtel Bristol se transforma en un vrai caravansérai}, et il n’y aura bientôt plus assez de | place sur les falaises, en vue de la mer, pour y cons- = truire chalets et villas. |

Il y a vingt ans, Mar-del-Plata fut un centre de ; spéculation fiévreuse, suivie bientôt d’accalmie, puis la mode s’en empara de nouveau; en peu d'années, ] ces collines, où l’on croyait impossible de trouver | de l’eau potable, furent, après des forages heureux.

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