‹ De la Plata à la Cordillère des AndesChapitre 79 sur 273 · D CE EL ODA A CAN CE PÉPRREMRTAT SNA · texte numérisé non relu

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le 24 décembre, le thermomètre marquait 36°. Le lendemain, après un terrible orage, il était descendu à 12°. Mais des pluies régulières tombent d'octobre a mars et la perméabilité du sol, au sud de la province, entretient à cinq ou dix mètres sous terre une couche d’eau constante. La culture des céréales y est aussi développée que dans la pampa de Buenos-Aires dont celle de Gordoba est le prolongement. Le nord de la province est un peu plus sec. Mais déjà on a utilisé l’eau du torrent Rio Primero pour l'irrigation d'une zone restreinte, extrêmement riche. On parle d'étendre ce système d'irrigation, d'utiliser les eaux torrentielles des Rios Secundo, Tercero et Cuarto, qui traversent la province de part en part. Cordoba serait alors une terre merveilleuse.

Actuellement, la richesse lui vient surtout de l’agriculture et de lélevage. Les grosses fortunes se sont faites par le développement récent des luzernières pour l’engraissement du bétail, par la vente des cuirs et la plus-value des terrains.

Depuis que la culture des céréales a réussi au delà de toute espérance en différentes parties de la province, depuis surtout qu’on s’est mis à cultiver de la luzerne en grand, la terre a décuplé cinq fois de valeur. Des colons venant de Santa-Fé et de Buenos- Aires ont su semer au bon moment et le grain qu’il fallait à la terre; les récoltes ont été superbes et l’essaimage des cultivateurs a continué de plus belle. Il n’y a pas d’autre raison à la prospérité admirable de Cordoba en ces dernières années.

La partie la plus prospère aujourd’hui est la région irriguée qui entoure la ville, sur une superficie de 16,090 hectares. Je l’ai parcourue. C’est une magni-

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