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CHAPITRE ï

CoGnaect la France est tombée dans l’imitation de la

Constitution d’Angleterre.

Nous avons exposé , dans un précédent écrit (1), comment, par l’absence d’une véritable science politique ? la France est tombée dans l’imitation de la Constitution d’Angleterre*

De rch-jriu {ptoutco J, tire riche, et s’enrichir ; Tr^ycccïsÿ riche; nAeürpç, Plutus, le dieu des richesses*

£1) Voyçr Je Discours aux Politiques»

2 DE tA PLOUTOCRATIE.

Montesquieu et

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Les ; mais malheureusement ils n ou. ,

^Montesquieu s’est résumé dans la monarchie aristocratique anglaise. U a vante '«gouvein ment de contre-forces , comme on disait au ; dix-huitième siècle, ou de pondération, coinuion dit aujourd’hui, dans lequel trois principes, h monarchie, l’aristocratie, et la démocratie,

' luttent ensemble , et se servent mutuellement de résistance. Sa raison , faussée par *es idees nobiliaires et monarchiques de son temps, n, pas été choquée de qu’il y a d absurde do cette organisation d’une sorte de guerre incessante entre trois puissances divergentes, telles que la monarchie, ['aristocratie, et la démocratie. Il s’est posé lui-même l’objection quisc présente naturellement à l’esprit quand on considère un pareil antagonisme; il se l’est posée dans la mesure du fait, il est vrai, non du dioit • mais il a cru y répondre victorieusement par la nécessité des choses. « Il semble, dit-il, que » ces trois puissances, s’enchaî i l une 1 au— » ire, devraient former un repos ou une <

« lion. Mais comme, par le mouvement néces- » saire des choses, elles sont contraintes d’aller,

» elles seront forcées d’aller de concert (1). »

(i) Esprit des Loi$j liv# XI, chap» iv, Ve la Constitution d’ Angleterre,

Itousseau est venu protester contre ce gouvernement pondéré , contre celte lutte incessante de principes hétérogènes, et lui a opposé runité comme principe essentiel d’un gouvernement. Il a nié la monarchie et l’aristocratie, pour ne reconnaître de légitime que la démocratie. Il a substitué dans la théorie le droit au fait ; et ce droit est la Souveraineté du peuple, fondée elle-même sur l’égalité des citoyens.

Mais Rousseau n’a pas donné le moyen d’organiser cette Souveraineté du peuple. Croire, en effet, que du suffrage universel et d’une assemblée sortie de ce suffrage, il puisse résulter ipso facto un véritable gouvernement, est une erreur , que Rousseau a lui-même signalée.

Rousseau n’a posé qu’un principe, et u’a écrit que les prolégomènes d’une véritable législation.

Les destins de la France, après la chute de l’ancienne monarchie et de la féodalité liée h cette monarchie, ont donc flotté au hasard, par l’impuissance où l’on était d’organiser le principe de la Souveraineté Populaire , qui avait pourtant triomphé.

L’ intervalle entre VE éprit des Lois ou le Contrat Social et l’époque où nous vivons a été rempli par des tâtonnements. Les disciples de Montesquieu et les disciples de Rousseau, après avoir vaincu les partisans de l’ancienne monarchie féodale , se sont combattus entre eux, sans produire une idée nouvelle qui pût donner a la France une Constitution*

fl DE LA PLOUTOCRATIE.

L’impuissance organisatrice de Constituante a frayé la voie a l C ent ion

^ Napoléon.

Le despotisme de Napoléon a *>£*££

L ConïSution Anglaise qui nous gouverne .

eD N°o r us sommes donc aujourd’hui encoretoujours faute d’une vraie science politique,

tributaires des Anglais pour la plus "l'I'»"' 1

des inventions humaines, un gouvernement.

Tous Jes maux actuels de la France peuvent se résumer dans ce mauvais gouvernement qui nous est venu Angleterre. Les hommes s’agitent ; mais la Constitution Anglaise est

plus forte qu’eux.

Timeo Danaos et dena ferentes. Je corn* parerais volontiers ia machine anglaise que nous avons adoptée au cheval de bois que les Grecs, fatigués de combattre, introduisirent

ducs les murs d’ilion.

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