CHAPITRE XXVI
ttésumé de celte Seconde Partie.
ce qu’Esope disait
, , . - . r T — de si excellent ou
de si détestable; c’est l’emploi qui en décide.
Les Ploutocrates du revenu net ont à leur disposition, par l’impôt, un milliard et demi, % Plus encore; car le budget, ce n’est pas tout 1 impôt, il s eu faut de reste 1). ïdue n’eu
\i ) Une foule d impôts restent en dehors de ceux qui conslillient le budget : ce sont les droits d’octroi perçus à l’entrée tles vi les-, et dont le budget n’a que le dixième ; les taxes locales de pesage, mesurage, jaugeage, et pavage ; les droits de
grande et petite voierie, de vente dans les balles et marchés! et de slauonnement sur une voie publique quelconque; le» .Ijms de n.anage et enterrement; le dixième des billets ù’en- , ur dans les spectacles et concerts, et le quart de la recette Diule dans les autres lieux de réunion et de fête, y corn, iris
On peut dire des impôts de la langue : Il n’y a rien
il 4 *
font- ils usage pour remédier aux maux de la nation?
Et si ce milliard et demi ne suffit qu aux dépenses indispensables de l’Etat, que n’eu îôvenl-ib deux, e’est-a-dire que ne s'ôtent-ils à eux-mêmes une part de leur revenu net, remplaçant ainsi remploi privé qu’ils en font aujourd’hui par un emploi pu bit c noble, généreux, véritablement profitable, et qui les couvrirait de gloire?
Que de belles choses ils pourraient faire avec l’impôt ! Que de belles choses les hommes d’ Etat de l’ancienne monarchie ont su Eure avec l’ar-
gent!
Ainsi Louis XI , ainsi Richelieu employaient les impôts à détruire les tyrannies féodales et à réaliser l’unité de la France. Ainsi le grand Sully voulait de riches finances pour faire prospérer l’agriculture. Ainsi Colbert exigeait impérieusement de l’argent pour créer l’industrie.
On admire les impôts, quand on les voit dans les mains de tels hommes. Chaqueécu enlevé à 3’égoïsme des intérêts individuels produit, sous de tés semeurs, si je puis ainsi parler, des moissons de richesses pour le peuple en généra! ou pour sa postérité; et c’est alors qu’il est vrai de dire, avec un ministre de
Ips giiinjçupUrs (impôt attribué aux hôpitaux ) ; 1rs corvées on Itftuic pour chemins vicinaux; les salaires dos conservateurs «les iijpoilièques qui uc figurent pas clans les budgets, etc,, etc.
notre temps (J) , que l’impôt est pour une nation le meilleur des placements. Oui, des impôts dans des vues d’avenir, rien de plus respectable. Mais des finances sans but, des impôts sans idées, c’est un déplorable abus de la bonté divine et de lia patience des peuples.
Malheureusement il résulte aujourd’hui, de l'envahissement des fonctions politiques par la richesse, une épouvantable confusion, qui met la politique au service de la richesse.
Plus tard, en traitant de la production , de ce qu’elle esi , de ce qu’elle devrait être, j( dirai comment on pourrait, par l’impôt et $; répartition , remédier à bien des malheurs pu blics, et résoudre pacifiquement le problèm aujourd’hui posé de la propriété. Mais il c
temps de clore et de résumer cette Secon Partie.
Ce résumé est facile à faire.
J’ai prouvé, dans cette Seconde Partie, £ la France produit au minimum, par le tf^ et l’association de tous ses citoyens, netff* lia rds de revenu.
Que sur ces neuf milliards, il y en a, 1 ' ^ nimum, trois milliards huit cents n JIÎS * formant le revenu net de la France, Sont concentrés dans les mains d’un g e do deux cent mille propriétaires.
\este donc à la nation tout entiè noins ces deux cent mille propriétaires e iS
f lï M. de It^rousat*
milles, cinq milliards 225 millions, au maxiin u ni.
En outre, les propriétaires du revenu net, lyant exclusivement le privilège politique, dis— >osent h leur guise, et Suivant leurs idées, de dus d’un milliard et demi d’impôts prélevés mur la majeure partie sur îtes salaires Ce cumul de la richesse et de la politique onstitue l’espèce de gouvernement que nous ivons nommée Ploutocratie.
Les Ploutocrates font le budget et goiiveitent l’Etat, non pour l’Etat lui-même, mais mur es Ploutocrates.
La loi politique est subordonnée par eux la loi économique.
Ils trouvent excellente ïa loi politique ainsi te, n’y veulent apporter et ne souffrent ’on y apporte aucune modification, et ils Sellent cela conserver.
'o user ver quoi ?
onserver la loi économique qui donne à n s d’un million de Français, sur trenfe- 1 millions et demi, tout le retenu net J le France, acccru d’un milliard prélevé sur les aires, et montant, avec cette ad jonc-* t10 quatre milliards six cents millions, au P 111 !!!, c est-a-dire ù la moitié du reventi *** tous les citoyens.
> doit conserver éternellement un tel
1,1 îoses, je propose à la nation de rem-
vfrîpulté du prolétaire Jésus par le culte ÜU u lutus.
Mais si l’on doit conserver éternellement un tel éLat de choses, il faut bien qu’on sache où
if mène. Le passé est, à cet égard, un gage assuré de l’avenir.
En 1790 l’ Assemblée Constituante nomma un comité chargé de s’enquérir de la situation des classes indigentes et souffrantes. Ce comité se livra pendant plusieurs mois aux travaux les plus sérieux. Une enquête fut faite dans tout le royaume. La Rochefoucauld- Liancourt fut nommé rapporteur. Nous avons son rapport.
Ce rapport élève la population indigente, dans
les villes et dans les campagnes, à trois mil* lions.
Aujourd’hui nous avons huit millions ide pauvres , savoir quatre millions d’indigents dans la population urbaine, et quatre millions de mendiants dans la population agricole,
Voilà donc notre progrès depuis cinquante ans. La population a augmenté, il est vrai , de neuf millions; mais sur ces neuf millions (^accroissement de population j il y a cinq millions de misérables.
TABLE DES MATIERES
AVANT-PnOPOS • y
Première £^s*îic«
LE COI VERSEMENT. DE LA FRANCE EST l'KE VÉiîïTASLIÎ
PLOliTOCKATIS,
Chapitre I. Comment la France est tombée dans l'imitation de la Constitution d’Angleterre. £
Cliap. II. Ce que c’est au fond que fa Constitution .d’Angleterre [ t
Chap. III, But de cet écrit q,
Chap. IV. Ce qu il eût i^lîu faire en France pour iiiiiter véritablement le mécanisme de la Constitution d’Angleterre.. y
Chap. V. L’Angleterre et la France. ...!!.!! S Cltap. Vf. Le Tiers-Etat et le Prolétariat. ...... 4 2
Chap. Vif, Définition du prolétaire, du propriétaire, et du capitaliste 4-3
Chap. VIII. Suite. * 20
Chap. IX. D’où viennent les dix millions de cotes de I impôt foncier. . . . , og
Chap. X. Prolétaires agricoles.
Chap. XI, Les cent mille électeurs de la Restauration et le cent quatre-vingt mille électeurs actuels. ... SS Chap, XI J . Quatre millions de mendiants en France, . i^Z Chap. XI II. Quatre millions d’indigents en France, ou'rê les quatre millions de mendiants. . /,«
Chap. XIV. Preuves * * * 7?
Chap. XV. Suite \ \ \ * * *
Chap. XVI. Suile ... J ' na
Chap. XVII. Suit? *' ’ ' î.’.
chap. xviii. shup. ; \ ; • ; • ®|
Chap. XIX. Quatre millions de salarias sans aucun titré de propriété quelconque. , , ,
Chap. XX. Preuves * * *
Chap. XXL Dix-huit millions de prolétaires ayant leur logement assuré . . $7
Chap. XXII. Quatre millions cent cinquante mille pro-
S* 1 1 9« r< r 5 JOU,ssa,u officiellement d'un revenu foncier
«flirîpll/m tt nC ^* et Sept C6nt cinf î ,iante mille jouissant ofljcieJleaïeut d un revenu foncier de 491 francs, . . 9ù
TABLE DES MATIÈRES-
Chap, XXIÏÎ. Deux cent trente mille propriétaires jouissanl officiellement d'1111 revenu foncier de 2,0'i0 fr. . 9:
Chap. XXIV. Classement général de la population de.
la France . . 91
Chap. XXV. Objections et réponses 93
Chap, XXVI, Suile . • . . 9t>
Chap. XX VU. Pyramide sociale 99
Cliap. XXVI II. Ce qu’écrivait Xe< ker, il v a cinquante ans. 101 Chap. XXIX. Où est le capital de la France, . . . 102
Chap. XXX. Le capital de la France est dans les mains de moins de deux cent mille propriétaires. . . . -107
Cliap. XXXI. A quelle somme s'élève le revenu net de la
France. HD
Chap. XXXI 1. Importance du revenu net. . . . .117
Cliap. XXXI II. Quel est, depuis vingt-huit ans, l'artifice
avec lequel on gouverne la Fiance H 9
Chap. XXXIV, Les Prolétaires et les Bourgeois.. . . 121
Chap. XXXV. Le mécanisme importé d’Angleterre c'eùslc plus réellement. üq
Sccewsîe Partie,
Ut REVEIL TET DE LA FRANCE ET CE SES D:SP£.\£.ltClT.S
ACTIELS.
Chap. I. La direction des intérêts généraux livrée à l’égoïsme étroit des intérêts individuels. . . . fl A3
Chap. il. Définition de la France 145
Chap. 111. On concède aux privilégiés que c’est entre
leurs mains que se forme le revenu net 147
Chap. IV. L’importance du revenu net considérée de nouveau
Omp. V. Résumé de ce qui a été éiabli précédemment sur le classement général des ci lu \ eus. . , 154 Cliap. VL A combien mon Lent les salaires. — Classe des mendiants
Chap. VII. Suite. — Classe des ind’* v nls .... 471 Cliap. VU I. Suite. — Caisse des sala :t s .... 473 Chap. IX. Suile. — Classe des prol élan es ayant leur
logement assuré 184
Chap. X. Suite. — Classe des optits p onripîîdres fonciers. • 1C7
*2Gâ
TABLE DES MATIERES
Chap. XT. Suite et résumé sur ce point
Chap. XII. Calcul des salaires par M. de Morogues et
M. Ch. Dupin
Chap. XIII. La totalité des salaires ne s'élève qu'à cinq milliards deux cent vingt-cinq millions. . , . 195
Chap. XIV. A combien monte le revenu brui annuel
le tous les citoyens
Chap. XV. M. Ch. Dupin estime le revenu brut annuel
de tous les citoyens à 9 milliards au minimum. ... 217
Chap. XVI. M. Ch. Dupin n'estime la niasse générale
des salaires qu’à cinq milliards. ...... 219
Chap. XVII. Réponse à une objection. . . . . .229
Chap. XV J 11 . Définition de la France, qui complète celle que nous avons donnée précédemment, * , , 224
Chap. XIX. Opération du budget 225
Chap. XX. Ce que les salaires payent d’impôt, et ce
que Je revenu net en paye. 233
Chap. XXI. Du milliard politique, et pourquoi il est à
la disposition du revenu net 235
Chap. XXII. MaRIms et Godwin 239
Chap. XXIII. Suite 240
Chap. XXIV. Emploi du milliard politique 243
CJiap, XXV, De la distribution du budget entre le salaire et Je revenu net 249
Chap. XXVI, Résumé de celte Seconde Partie, • , ,257