‹ De la procédure civile et des actions chez les RomainsChapitre 347 sur 400 · LXXXIX. ACTIONES CIVILES, ETC · texte numérisé non relu

LXXXIX. ACTIONES CIVILES, ETC

paient, en réalité, de la nature des actions civiles qu'elles imitaient et qui avaient servi à les établir, et elles pouvaient, par conséquent, être aussi bien des judicia que des arbitriaj des actiones stricti juris que des actiones bonœ fidei ^^*^.

La division des actions en certœ et incertœ pourrait donner lieu à des observations du même genre : cette division ne s'appliquait aussi, à proprement parler, qu'aux actiones in personam ; car si les actiones inrem, — notamment la formula petitoria^ — pouvaient absolument, par. exception, prendre la forme d'une actio incertay cela n'avait lieu qu'en cas d'extrême nécessité, et quand des circonstances toutes particulières le commandaient (p. h. not. 601).

Enfin, pour ce qui regarde les actiones arbitrariœ^ leur nature a été étudiée plus haut (§ 28 et 67) : ces actions étaient des judicia d'après leur intentio (soit in jus, soit infactum concepta), et des arbitria d'après leur condemnatiOj ou, — ce qui revient exactement au même, — c'étaient des judicia qui, dans le cas depronuntiatio secundum actorem^ se transformaient, à partir de ce moment et pour le reste du procès, en arbitria.

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