INTRODUCTION
Pendant les deux années que nous avons passées à ?aris, nous avons spécialement suivi le service de M. le professeur Grancher, à l'hôpital des Enfants malades. C’est seulement cette année que nous avons eu l’occasion d'observer chez une petite fille de la salle Parrot un cas de péritonite consécutive à une vulvo-vaginite. Pareil fait étant rare et en même temps très intéressant, nous avons enregistré celui-ci, résolu dès ce moment à faire de ce genre d'affection le sujet de notre thèse inaugurale.
Nous n’ignorons pas que la tâche est délicate, car la
pathogénie de ces péritonites est complexe, obscure, diffi-
cile à débrouiller. Aussi n’avons-nous point la prétention d'éclaircir complètement une question encore dans Fombre. Dans toute la littérature médicale française qui s'occupe spécialement des maladies des enfants, nous n'avons pu retrouver un seul cas de péritonite consécutive à une vulvo-vaginite infantile. Seuls quelques auteurs anglais, américains et allemands ont soulevé un peu la question.
Nous nous tiendrions donc pour satisfait si nous avions æontribué, si peu que ce soit, aux progrès de la science en cette matière, et si nous pouvions suggérer à Ceux qui viendront après nous quelques observations dont ils pussent faire leur profit. Car il suflit souvent d'appeler l'attention sur un fait particulier, pour Péclairer tout à fait et occasionner de nombreuses et utiles observations.
Avant d'aller plus loin, qu'il nous soit permis de présenter à M. le professeur Pinard nos sentiments de respectueuse reconnaissance pour lhonneur qu'il nous fait en acceptant la présidence de notre thèse. Nous avons toujours suivi assidûment ses leçons pendant notre stage d'accouchement, et nous garderons toujours le meilleur souvenir de ses savantes leçons.
Que notre maitre, M. le professeur Grancher, veuille bien, lui aussi, agréer l’expression de toute notre gratitude pour l’enseignement que nous avons reçu à sa cli-
nique des Enfants malades.
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Nous n’aurons garde d'oublier dans nos remerciements M. Marfan, agrégé, qui fut longtemps notre maitre en l'absence de M. le professeur Grancher, et qui nous a tou- Jours témoigné une très grande bienveillance.
Il est enfin un dernier devoir de reconnaissance que nous sommes heureux de remplir. Nous ne pouvons laisser de côté nos premiers maitres, MM. les professeurs de l'École de plein exercice de Nantes, MM. les médecins et chirurgiens des hôpitaux de Nantes, pour les excellents préceptes que nous avons puisés à leur enseignement pendant nos trois premières années d’études.
Nous sommes heureux de témoigner publiquement ici notre affectueuse reconnaissance à M. Jean Hallé, interne à l'hôpital des Enfants malades, dont le dévouement nous a été si précieux pendant la composition de ce travail.
Nous disons également merci à notre excellent ami Meyer, qui, pour nous être utile, a bien voulu mettre à
e contribution sa parfaite connaissance des langues anglaise
et allemande.
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