‹ De la propriété et de ses formes primitives (volume 3)Chapitre 46 sur 88 · Diodore, V, l · texte numérisé non relu

Diodore, V, l

4. Des discussions délicates se sont élevées au sujet du partage des terres cbez les Doriens ^ : il me semble qu'on peut assez sûrement faire ici la part de l'histoire et celle de la légende. — IL y eut

1. Conf. Thirwill, HitL de la Grèce ancienne, trad. d'Ad. Joanae, Paris, t. I, 1847, p. 210 et suiT. Grote, Hist. of (rreece, Loadoa, 1846, t. Il, p. 5i-& et saiv. Doacker, Geac/Uchte des AUerthumSy Berlip, 1860, t. lU, p. 362 et saiv.

c Grèce S Thôbes ^, Leucade ', dans lesquels le nombre primitif « des propriétés devait être soigneusement maintenu. Cette c pensée ne peut guère s'expliquer que par un partage primitif : c interprétation d'autant plus vraisemblable qu'elle se vérifie c avec certitude pour une ville que nous n'avons pas encore c citée, Thurium; ici, nous avons deux témoignages distincts : c celui d'Aristote ^, qui mentionne Tenvahissement des terres c par un petit nombre de patriciens, malgré la loi qui s'opposait c à ces acquisitions, et celui de Diodore qui relate la tradition

un partage à peu près égal des terres {Ivôriir». tcvk) à rorigine de Tinvasion Dorienne : voilà Thistoire : nous avons pour témoin de ce fait, Platon, dans le Traité des Lois < .

Mais on a attribué à Lycurgue cette répartition des terres : voilà la légende. Lycurgue, personnage à demi légendaire, aurait ainsi, dans notre sentiment, absorbé un fait antérieur. Cette supposition est corroborée par l'existence d'une tradition, d'ailleurs erronée, qui fait de Lycurgue un contemporain des Héraclides *, et par une conjecture critique, de Timée qui se crut obligé de supposer l'existence de deux Lycurgue "8.

1. Politique d'Aristote, traduct. Barthélémy Saint-Hilaire (1848), p. 79.

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