MORTALITÉ AU DISPENSAIRE
Éclairés par l'exemple, les administrateurs ont dû créer un dispensaire pour le traitement de la maladie vénérienne des filles publiques.
Dans quelques grandes villes, à Paris même.
jusqu'en 1821 , les prostituées étaient confondues dans les hôpitaux avec d'autres vénériennes seulement égarées ; mais il en est résulté des scandales inouïs et même des suicides, et il a fallu songer à la séparation des personnes affectées de cette honteuse maladie.
Le dispensaire d'Alger ne sert donc absolument qu'au traitement de la syphilis chez les filles publiques, et l'on n'y traite presque aucune autre maladie, comme le prouveront les tableaux ci-annexés, à moins qu'il n'arrive à une fille publique en traitement des maladies intermittentes; aussi la mortalité y est-elle presque nulle. Depuis 1 848 on ne compte pas plus de deux décès par an; cependant, en 1850, à l'époque du choléra, qui a fait six cents victimes à Alger, il y a eu trois décès, deux femmes cholériques et une phthisique. En \ 849 il y a eu deux décès. En 1850 et 1851, un seul décès.