‹ De la prostitution publique et parallèle complet de la prostitution romaine et de la prostitution contemporaine, suivis d'une étude sur le dispensaire de salubrité de Bordeaux, d'une statistique des vénériens dans la garnison de Bordeaux, et d'un essai de statistique de l'infection vénérienne dans les garnisons de l'Empire françaisChapitre 106 sur 122 · DURÉE · texte numérisé non relu

DURÉE

moyenne

des

traite-

ments

(jours)

OBSERVATIONS

Le chiffre de l’effectif moyen annuel a été obtenu enpre-

nant le nombre d’hommes (officiers, sous- officiers, ca-

poraux et soldats) présents au premier jour de chaque mois

de chaque année, formant la somme, et divisant par 12.

Voici les faits démontrés par le tableau ci-dessus :

1° Le rapport des vénériens à l’effectif de la garnison

restant inconnu, il était impossible d’apprécier l’importance hygiénique clés moyens prophylactiques employés contre la contagion vénérienne.

2° La diminution considérable dans le nombre et dans la proportion des malades vénériens entrés à l’Hôpital Militaire de Bordeaux, qui s’est manifestée en 1859 aussitôt après la réorganisation du Dispensaire, démontre l’utilité des dispensaires en général, et mesure les résultats hygiéniques réalisés dans la population entière de la ville par le nouveau service en particulier; caria durée moyenne des traitements n’ayant pas varié sensiblement, il est permis d’affirmer que la diminution des 3/4, qui s’est manifestée dans la proportion des militaires infectés, de l’année 1858 à l’année 1862, est un fait positif, et il est permis de présumer que cette diminution a son équivalent dans le nombre des malades civils.

3° 11 est à croire que si les réformes introduites à Bordeaux par l’initiative de M. le Préfet de la Gironde étaient généralisées, on obtiendrait partout une diminution progressive des maladies vénériennes.

4° Les résultats obtenus à Bordeaux sont un nouvel argument en faveur de l’organisation uniforme des Dispensaires réclamée par Lallemand (Y. Perles séminales , t. III, p. 509), et par Michel Lévy (V. Traité d’hygiène publique el privée, t. Il, p, 740).

Mais on pourrait se demander si les affections syphilitiques proprement dites ont subi une diminution proportionnellement plus fortes que les affections blennorrbagiques. Pour acquérir une certitude à cet égard, il faudrait posséder la statistique des vénériens entrés à l’infirmerie régimentaire ; pourtant, l’hôpital peut fournir au moins

quelques présomptions tirées de la proportion des affections blennorrhagiques compliquées qu’il a reçues.

ETAT indiquant le rapport des affections syphilitiques et blennorrhagiques à l'hôpital militaire de Bordeaux en 1856, 1857, 1858, 1859, 1860, 1861 et 1862.

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